Jassimile.com
propose un enseignement de rigueur et un suivi pédagogique
de qualité qui facilite l’accès à la compréhension
des matières allant du primaire au secondaire.
On reproche souvent
aux élèves de ne pas avoir de méthode, la base
de notre travail consiste d’abord à mettre en place une
méthodologie (voir cours méthode) indispensable à
tout apprentissage. Au-delà des compétences techniques
et pédagogiques indispensables des professeurs, nous innovons
en introduisant la notion de management scolaire similaire aux méthodes
d’entreprises.
Jassimile.com
permet également aux élèves de découvrir
le milieu professionnel grâce à des réunions organisées
avec des professionnels pour l’orientation pédagogique.
A travers ce site vous découvrirez tous les services proposés.
Enseignement de méthode
cours à domicile (Suivi personnalisé grâce à
une adresse individuelle eleve@jassimile.com)
Soutien scolaire en ligne
Cours informatique
Les origines [modifier]
Après une première occupation par les Celtes, l’antique
peuple armoricain des Namnètes installe la capitale de sa cité
(son territoire), près de l’estuaire de la Loire. Mais
il est impossible pour l’instant de déterminer si son
site antique se situait ou non à l’emplacement de l’actuelle
ville de 44. La cité, batie à l'emplacement de l'actuel
quartier du Bouffay, est conquise en 56 av. J.-C. par Jules César
et appelée Portus Namnetus. L'alliance des Namnètes
aux Romains et la construction d'une flotte pour ceux-ci leur permit
de réduire la résistance vénète la même
année.
Aux IIIe et IVe siècles, comme beaucoup de métropoles
régionales, Condevicnum change son nom et prend celui du peuple
dont elle est la capitale. Ces mutations toponymiques sont intervenues
à une époque où la solidité de l'empire
romain s'effondrait. On observe alors, entre autres éléments
significatifs, une renaissance des antiques divinités gauloises
locales dans les sculptures religieuses et les inscriptions dédicatoires.
Le changement de noms de cité relève sans doute un phénomène
du même ordre, lié à une résurgence des
vieux sentiments d'appartenance ethnique des tribus gauloises.
44 est christianisée durant le IIIe siècle, et
la cathédrale devient le siège de l’évêché
dont le territoire correspond approximativement à celui de
l’actuelle Loire-Atlantique et du Craonnais (sud-ouest de la
Mayenne). C'est aussi à la fin du IIIe siècle comme
ailleurs que les agressions de pirates dits Saxons ou Frisons, de
bandes de pillards appelés bagaudes et l'inefficacité
de l'administration et de l'armée romaines contraindront les
habitants à se protéger derrière une ligne de
murailles dont plusieurs éléments subsistent aujourd'hui
et qui, en réduisant la ville à 18 hectares, forma le
cadre de la ville jusqu'au Moyen Âge.
Les invasions [modifier]
44 est successivement envahie par les Saxons ou Frisons (vers
275-285), les Francs (vers 500), les Alamans, les Vikings (en 843)
avec le martyr de Saint Gohard, évêque de 44, les
Bretons (en 851), de nouveau les Normands (de 913 à 937 et
en 960, et qui s'intallent durablement dans l'Ile Bethia[1]) et plus
tard par les Angevins (aux Xe et XIIe siècles), les Français
(en 1487-1491) puis les Allemands (en 1940).
Le Moyen Âge [modifier]
La conquête bretonne [modifier]
Lambert II de 44, comte de 44, était issu de la famille
franque des Widonides qui contrôlait depuis un demi-siècle
les marches de Bretagne et le comté de 44.
En 841 : Lambert combat avec le comte Ricuin de 44 à la
bataille de Fontenoy-en-Puisaye le 25 juin 841. Ricuin ayant été
tué le comté de 44 que Lambert considérait
comme son légitime héritage est confié par le
roi de France Charles le Chauve à Renaud, comte d’Herbauge.
Lambert abandonne alors le parti du roi et rejoint Nominoë.
En 843 : Renaud de 44 bat Lambert de 44 allié aux
Bretons de Nominoé et aux Vikings d’Hasting à
la bataille de Messac(?) mais peu après, il est battu et tué
à Blain le 24 mai 843. Les Nantais refusent de reconnaitre
Lambert comme comte. Ce dernier est soupçonné d’avoir
guidé les Normands qui le 24 juin mettent la ville à
sac et tuent l’évêque dans sa cathédrale.
Après le départ de ses alliés bretons, Lambert
se rend enfin maitre de 44[2].
En 844 : Lambert tue dans un combat le comte Bernard de Poitiers
et le fils et successeur de Renaud : Hervé comte d’Herbauges.
En 845 : Fin octobre début novembre, Lambert abandonne le
parti de Nominoë et fait sa soumission au roi qui lui laisse
le comté de 44.
En 849 : Charles le Chauve rappelle Lambert et lui confie le pays
nantais, le pays rennais et le territoire au sud de la Loire.
En 851 : Lambert accompagne Nominoë dans son offensive en Neustrie.
Après la mort subite du chef breton à Vendôme
le 7 mars 851, Lambert prend le commandement de l’armée
bretonne en retraite. Il participe ensuite aux cotés d’Erispoë
fils de Nominoë et nouveau chef des bretons à la bataille
de Jengland près du Grand-Fougeray.
À Jengland-Beslé (Grand-Fougeray près de Redon),
en août 851, les troupes bretonnes d'Erispoë battent celles
de Charles le Chauve et s'assurent ainsi du contrôle du pays
nantais. Au traité d'Angers l'année suivante, Charles
le Chauve reconnaît à Erispoë le titre de roi, lui
confirme la puissance jadis dévolue à son père
Nominoë et lui cède en plus le Rennais, le Nantais et
le pays de Retz. 44 devient bretonne durant une cinquantaine d'années
seulement. Lambert perd tout espoir de s’implanter dans la région.
Alliance avec les comtes d'Anjou [modifier]
Dès le Xesiècle, le comté de 44 sera étroitement
lié à l'Anjou et par la suite à la domination
directe de la dynastie des Plantagenêts jusqu'en 1203.
En 909, à la suite de la mort d'Alain le Grand, Foulque Ier
d'Anjou reçoit le comté de 44. Il est chargé
de lutter contre les Normands et les Bretons.
En 919, Une imposante armada viking, composé de Danois, venus
de leur nouveau fief de La Roche-Bernard remonte la Loire. 44
est prise par les Vikings malgré la résistance de la
garde nantaise et de l'escorte angevine de Foulque Ier. La cité
est pillée et la cathédrale incendiée. Les notables
nantais ainsi que le clergé de 44 et les clercs fuient
vers Angers. En 920, les Vikings attaquent Angers qu'ils pillent,
puis Tours et menacent Orléans qui offre une forte rançon
pour éviter le pillage. Les Nantais et les Angevins trouveront
refuge en Bourgogne. Les Vikings redescendent le grand fleuve jusqu'à
leur fief nantais. Foulque reconstitue, à Angers, une troupe
de Nantais et d'Angevins pour libérer la cité de 44.
Malgré l'aide des troupes franques de Robert Ier de France,
la contre-attaque en 921, est un échec. Néanmoins, le
comte d'Anjou, Foulque Ier conservera le titre de comte de 44,
mais ce titre ne fut définitivement reconnu qu'en 930, quand
son suzerain Hugues le Grand le qualifia comme tel dans une de ses
chartes. Foulque Ier passa le restant de sa vie à combattre
les Vikings. Il perd un de ses fils, Ingelger, lors d'un affrontement
contre les Normands. Les Vikings envahissent la Bretagne. Devant leurs
succès militaires, les seigneurs bretons et les notables fuient
et embarquent pour se réfugier en Angleterre. Parmi les fuyards,
un jeune homme, nommé Alain barbetorte qui préparera
sa revanche.
Sa position stratégique aux frontières et sur un grand
fleuve la fait choisir comme « capitale » par le premier
duc Alain Barbetorte qui vient d'en chasser les Normands en 937, il
fut le protecteur et le rénovateur de la ville. En 952, Alain
Barbetorte meurt et sera enterré à 44. Son fils
Drogon lui succède.
Drogon de Bretagne comte de 44 et duc de Bretagne de 952 à
958. Drogon (ou Dreux), fils d'Alain Barbetorte et de Roscille de
Blois, soeur de Thibaut Ier de Blois, succède à son
père à l'âge de deux ans. Sa tutelle fut assurée
par son oncle Thibaut Ier de Blois, qui remarie très vite sa
sœur (veuve d'Alain Barbetorte) avec le comte Foulque II d'Anjou.
Le pouvoir sur la Bretagne est alors partagé: Foulque II d'Anjou
reçoit le comté de 44 et la garde du jeune duc Drogon,
Thibaut conservant la suzeraineté de la Maison de Blois sur
le nord de la Bretagne. En 958, Drogon meurt subitement à Angers,
peut-être empoisonné par son protecteur Foulque II. Une
assemblée se tint réunissant les comtes d'Anjou et de
Blois ainsi que les barons et seigneurs bretons. Foulque II, devenu
comte de 44, est désigné Duc de Bretagne jusqu'à
sa mort survenue en 960.
Drogon de Bretagne comte de 44 et duc de Bretagne de 952 à
958. Drogon (ou Dreux), fils d'Alain Barbetorte et de Roscille de
Blois (soeur de Thibaud Ier de Blois, succède à son
père à l'âge de deux ans. Sa tutelle fut assurée
par son oncle Thibaut Ier de Blois, qui remarie très vite sa
sœur (veuve d'Alain Barbetorte) avec le comte Foulque II d'Anjou.
Le pouvoir sur la Bretagne est alors partagé: Foulque II reçoit
le comté de 44 et la garde du jeune duc Drogon, Thibaut
conservant la suzeraineté sur le nord de la Bretagne. En 958,
Drogon meurt subitement à Angers, peut-être empoisonné
par son protecteur Foulque II. La même année, lors d'une
assemblée regroupant les comtes d'Anjou, de Blois et les barons
bretons, Foulque II devient Comte de 44 et même duc de Bretagne
de 958 à sa mort en 960.
Hoël Ier de Bretagne comte de 44 et duc de Bretagne de 960
à 981. Fils illégitime d'Alain II de Bretagne et d'une
noble dame nommée Judith, Hoel, est mis en place à la
tête du comté de 44 par Foulque II le Bon. Face aux
attaques Vikings, le successeur de Foulque II d'Anjou, Geoffroy Ier
d'Anjou ne peut sauver 44 de la main mise des Normands. Hoël
se rallie à eux suite à l'incapacité de Geoffroy
de venir à son secours. 44 place essentielle pour la vie
de l'Anjou se retrouve ainsi en des mains ennemies.
En 971, Afin de rétablir une nouvelle ligne de défense
à l'ouest, Geoffroy Grisegonelle avec l'appui de Thibaut Ier
de Blois s'allie avec Conan le nouveau Comte de Rennes en lui faisant
épouser sa fille Hermengarde (leur fils Geoffroy Beranger est
né vers 975). Pendant toute cette période Hoël
Ier est en guerre quasi permanente avec le comte de Rennes Conan le
Tort, vassal de Thibaut Ier de Blois et de son allié Geoffroy
d'Anjou.
En 981, Hoël est assassiné sur l'ordre de Conan. Sitôt
prévenu, son frère, Guérech quitte sa charge
de futur évêque de Tours, avant sa consécration,
et se fait élire comte de 44. Guérech poursuit le
combat initié par son frère contre le comte de Rennes
Conan le Tort. Guérech signe un traité avec le comte
Guillaume IV de Poitiers qui confirme les possessions nantaises au
sud de la Loire - les pagi d'Herbauges, de Tiffauges et de Mauges
- obtenues par son père Alain II de Bretagne en 942.
En 982, Guerech, le successeur d'Hoel, fait alors appel à
Geoffroy d'Anjou en le reconnaissant comme son Suzerain. Conan, qui
est de fait un vassal de Eudes Ier de Blois, se retrouve alors en
opposition avec Geoffroy. Ils se rencontrent en bataille rangée
à Conquereuil. Les armées nantaise soutenue par les
troupes de Geoffroy Ierd'Anjou et rennaise soutenue par la Maison
de Blois, se rencontrent sur le champs de bataille à Conquereuil;
et Geoffroy Ier bat les troupes de Conan. Cette victoire angevine
ne règle pas le conflit.
En 983, Guérech se rend à la cour du roi de Francie
Occidentale Lothaire pour lui prêter hommage, et s'arrête,
sur le chemin du retour, chez le comte Geoffroy Ier d'Anjou. Guérech,
face aux menaces de son rival Conan le Tort, cherche néanmoins
à s'affranchir de la tutelle angevine en faisant allégeance
directement au roi de France, mais Geoffroy capture Guérech
lorsque ce dernier retourne à 44. Geoffroy en profite pour
fortifier les possessions angevines au Sud de 44, notamment par
la construction du donjon du Pallet. En effet, Geoffroy Grisegonelle
fait édifier une forterresse au Pallet (dont il reste de nos
jours un grand donjon). Geoffroy Ier étend le domaine angevin
jusqu’à la Sèvre nantaise. Ce puissant fortin
permettait à Geoffroy de contrôler la vallée de
la Sèvre nantaise ainsi que les voies d’accès
entre le Poitou et le Comté de 44. La garnison angevine
basée au château du Pallet sécurisait la contrée
et favorisa la colonisation angevine. La possession de ce bastion
consacrait l’hégémonie de l’Anjou dans le
Sud Loire jusqu’au limite du pays de Retz et de la Sèvre
nantaise. La puissance angevine profita de la construction du donjon
du Pallet pour permettre la fondation d'un monastère très
important à Vertou.
Guérech ne sera libéré qu'en 985 en reconnaissant
la suzeraineté de Geoffroy sur le Comté de 44. Ce
dernier lui apporte alors le soutien militaire de l'Anjou face à
son rival Conan.
En 990, après la dispariton du comte Guérech de 44,
Conan Ier de Bretagne tente de mettre la main sur le comté
de 44 après la mort prématurée de son jeune
héritier le comte Alain.
Le nouveau comte d'Anjou (Foulques Nerra) s'inquiétant des
prétentions de Conan et de son ascension politique, se proclame
le défenseur des intérêts de la maison de 44
et il lui livre combat. Conan Ier est tué dans la défaite,
lors de la seconde Bataille de Conquereuil le 27 juin 992.
Judicaël de 44 comte de 44 de 992 à 1004. Soutenu
par Foulque III d'Anjou, prend possession du comté de 44
après la défaite et la mort de Conan Ier de Bretagne
à la seconde Bataille de Conquereuil. Compte tenu de son jeune
âge le comte d'Anjou le place sous la tutelle de son vassal
le vicomte Aimery III de Thouars qui portera le titre de comte de
44 de 992 à 994. Judicaël meurt prématurément
en 1004 assassiné par trahison.
Budic de 44 comte de 44, fils du comte Judicaël de 44,
succéda à son père et régna jusque vers
1010. Budic mit à profit un pélerinage de l'évêque
de Rennes en Terre Sainte pour s'emparer des biens épiscopaux
et détruire le château du prélat à 44.
De retour de Palestine, l'évêque demanda l'intervention
du comte de Rennes et Budic dut demander l'assistante du comte Foulque
III d'Anjou ce qui entraîna la perte d'une partie des territoires
nantais, notamment au sud de la Loire.
Dans la lutte avec la maison de Rennes, la maison de 44 acquiert
la suprématie par l'accession d'Hoël de Cornouaille, comte
de 44, au trône ducal en 1066.
Un autre Hoël, fils déshérité de Conan
III prend le comté de 44 en 1148, faute de pouvoir prendre
toute la Bretagne qui passe à son beau-frère Éon
II de Porhoët. En 1156, Conan IV est proclamé duc de bretagne.
Cette même année, les Nantais chassent son oncle Hoël
et choisissent pour comte le frère cadet d'Henri II Plantagenêt,
Geoffroy Plantagenêt, déjà comte du Maine et d'Anjou.
Le comté de 44 sort du duché pour être annexé
à l'Anjou. À la mort de Geoffroy, en 1158, Conan croit
pouvoir reprendre le Comté de 44, mais doit le restituer
à Henri II Plantagenêt.
Alain IV Fergent ou Fergant, duc de Bretagne de 1084 à 1112.
En 1084, il nomme son fidèle frère Mathias à
la tête du comté de 44 et reprendra personnellement
le titre à la mort de celui-ci en 1103. En 1093, Alain IV épouse
en seconde noce, Ermengarde d'Anjou, fille de Foulque IV le Réchin
et arrière-petite-fille de Foulque Nerra.
Annexion à l'Anjou [modifier]
Au XIIesiècle, le comté de 44 est détaché,
lors d’une période de divisions internes de la Bretagne,
et annexé à l’Anjou. En effet, alors que Conan
IV est proclamé duc de Bretagne, les Nantais chassent son oncle
Hoël comte de 44 et choisissent pour comte le frère
cadet d'Henri II, Geoffroy Plantagenêt, déjà comte
du Maine et d'Anjou depuis 1156. Le comté de 44 sort du
duché. À la mort de Geoffroy, en 1158, Conan croit pouvoir
reprendre le pays nantais, mais doit le restituer à Henri II
Plantagenêt qui le conservera en sa main pendant plus de 30
ans (1156-1189)[3].
Conan IV doit abdiquer en 1166 et Henri II est reconnu gardien du
duché par les barons bretons en attendant que son fils Geoffroy
II Plantagenêt, fiancé à la petite-fille de Conan
III, Constance de Bretagne, atteigne la majorité.
En tant qu'époux de Constance, Geoffroy Plantagenêt
est proclamé duc de Bretagne sous le nom de Geoffroy II de
Bretagne en 1181. De ce premier mariage, Constance a deux enfants,
notamment Arthur, qui lui succèdera.
Retour du Comté de 44 dans la Bretagne des Plantagenêts
[modifier]
En 1196, elle fait reconnaître son fils Arthur Plantagenêts,
seulement âgé de huit ans, comme duc de Bretagne par
une assemblée générale de l'aristocratie bretonne,
sous le nom d'Arthur Ierde Bretagne. Arthur fut élevé
à la cour de Philippe Auguste, qui le protègea des convoitises
de Richard Cœur de Lion. À la mort de ce dernier, Arthur,
étant le seul fils de Geoffroy Plantagenêt, frère
puîné de Richard Cœur de Lion, revendiqua l'héritage
de "l'empire Plantagenêt" (Angleterre, Normandie,
Anjou, Maine, Poitou, Aquitaine) qui lui fut raflé par son
oncle Jean sans Terre (le plus jeune frère de Richard) avec
le soutien de sa grand-mère, la vieille reine Aliénor
d'Aquitaine. Il devint le chef nominal des barons bretons qui tendaient
à l'indépendance. Vaincu, lui et sa sœur sont faits
prisonniers en 1202 à Mirebeau (près de Loudun) par
Guillaume de Broase, seigneur normand à la solde de Jean sans
Terre. Il meurt en 1203 en prison à Rouen, peut-être
à la demande de son oncle[4]
Guerre de succession de Bretagne [modifier]
Lors de la guerre de Succession de Bretagne, 44 accueillit Jean
de Montfort qui s’y établit en mai 1341 revendiquant
la succession de Jean III de Bretagne. Il est fait prisonnier par
Charles de Blois et les Normands, qui prennent 44 le 21 novembre
1341 après un siège de 2 semaines. Ensuite 44 restera
du côté du partie de Blois.
44 capitale de la Bretagne [modifier]
Sous les ducs capétiens 44 prend un rôle prédominant
sur Rennes, 44 voit s'ériger, en remplacement du Château
du Bouffay, le Château de la Tour Neuve au Bouffay au XIIIe
siècle grâce à Pierre Ier de Bretagne. La ville
se développe particulièrement sous le règne de
Jean V qui avec une politique habile de neutralité lors de
la guerre de Cent Ans assure paix et prospérité à
toute la Bretagne, la construction de la cathédrale actuelle
commence le 14 avril 1434 avec le duc Jean V et Jean de Malestroit.
À signaler le 25 octobre 1440, l'exécution de Gilles
de Rais dit Barbe-bleue à 44.
44 continue son développement sous l'impulsion du Duc
François II de Bretagne et de son gouvernement dirigé
par le chancelier de Bretagne, Guillaume Chauvin et le trésorier
de Bretagne, Pierre Landais qui encouragea le commerce, fonda l'Université
de Bretagne en 1460. La première imprimerie est créée
en 1493. Le Château des Ducs de Bretagne, refait et agrandi
par François II à partir de 1466, reçoit la Cour
ducale. Il est la plus belle expression de la renaissance dans cette
capitale Nantaise d'un état prospère et moderne la Bretagne,
mais qui allait au devant de guerre avec la France et de problème
de succession du fait que François II n'eut pas de fils légitime
pour lui succéder. À sa mort lui succède sa fille,
née 11 ans plus tôt en 1477 à 44 et qui, à
cause du traité du Verger de 1488, ne peut se marier sans le
consentement du roi de France.
Renaissance [modifier]
La ville de 44 à la fin du siècle compte près
de 40 000 habitants mais est touchée par sa première
grande épidémie de peste en 1501 qui fait environ 4
000 victimes. De nouvelles épidémies sont recensées
en 1522, 1523 et 1529. La Fosse (futur Quai de la Fosse) commence
à être construite en 1517. Jean de Brosse devient gouverneur
de Bretagne en 1543. En échange, il abandonne ses prétentions
ducales.
Le rattachement de la Bretagne à la France [modifier]
Suite aux guerres de 1487-1491 (dont la Guerre folle), la Bretagne
vaincue est rattachée à la France par l'édit
d'union de 1532. Le terrain a été préparé
par les deux mariages successifs d'Anne de Bretagne aux rois de France
et au final par celui de sa fille la duchesse Claude avec le roi François
Ier.
Durant la guerre franco-bretonne, 44 est assiégée
à plusieurs reprises par les Français, notamment en
1487 (siège qui voit la mort du quimpérois Michel Marion
lors d'un raid pour soulager la ville) et en 1491 (où finalement
le Seigneur d'Albret livre le château à La Trémoille).
Le Parlement de Bretagne [modifier]
Le Parlement, sous divers noms, avait siégé à
Vannes depuis son origine. À l’issue d’un long
bras de fer entre Rennes et 44 de 1553 à 1561 au cours
duquel le Parlement de Bretagne tient ses sessions alternativement
dans chacune des deux villes, le roi de France et dernier duc de Bretagne
en titre Henri II décide en 1557 que le Parlement ne se réunirait
plus qu'en la ville de 44. Devant les protestations des Rennais,
la régente et dernière duchesse en titre Catherine de
Médicis attribue le siège du Parlement à la ville
de Rennes par édit du 15 mars 1560 du jeune roi Charles IX.
44 reste cependant jusqu'en 1790 le siège de la Chambre
des comptes de Bretagne qui avait été transférée
de Vannes entre 1492 et 1499. Son palais est devenu la préfecture
de Loire-Atlantique. 44 conserve aussi l'université - la
seule de Bretagne - qui avait été créée
par le duc François II.
Les guerres de religion [modifier]
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566),
accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère
le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et
de Lorraine[5].
La ligue du duc de Mercœur [modifier]
Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur devient gouverneur
de Bretagne le 5 septembre 1582 avec comme attache 44 et son Château
où il séjourne souvent. Son épouse est l'héritière
de la famille de Penthièvre qui avait des prétentions
au trône de Bretagne ainsi il revendique lors de la Ligue l'indépendance
de la Bretagne. Le Duc de Mercœur est opposé aux réformés
et participe à la Ligue à partir de 1584 contre les
réformés et contre le roi légitime Henry IV.
Ils sera le dernier ligueur à résister au roi. Il se
fortifie à 44 après l'assassina du Duc de Guise
pour continuer la lutte en 1588. Finalement après la conversion
du roi, il abandonna la lutte en 1597 en négociant la paix
et ses propres conditions. La ville de 44 devra payer très
cher ce conflit, s'en suivra une période moins dorée
jusqu'au milieu du XVIe siècle. Du fait que la Bretagne fut
la dernière province à avoir continuer la Ligue, et
surtout, 44 pour avoir été la dernière ville
de la Ligue fut choisit par Henry IV pour proclamer le célèbre
édit de 44 en 1598 et ainsi mettre fin au conflit religieux.
En 1608, Henri IV demandera 12 000 livre à la ville pour son
mariage avec Marie de Médicis.
Exécution en 1626, place du Bouffay du comte de Challais,
Henri de Talleyrand pour avoir comploté contre Richelieu qui
était gouverneur de Bretagne. Dans les années 1640,
l'Île Gloriette est urbanisé (hôpital, ...).
L’arrestation de Nicolas Fouquet [modifier]
44, le 5 septembre 1661. Louis XIV fête ce jour-là
ses 23 ans. La somptueuse fête donnée le 17 août
au château de Vaux-le-Vicomte est encore dans tous les esprits,
surtout celui du roi. Mazarin est décédé quelques
mois plus tôt, et le jeune monarque a la volonté d’affirmer
son pouvoir. Le Conseil, réunissant entre autres Colbert, Fouquet
et Le Tellier, vient de se tenir au château de 44. En sortie
de séance, le souverain devise avec son surintendant des finances,
afin de le retenir. D'Artagnan a reçu la veille des consignes
strictes afin de mener à bien son arrestation. Mais une nuée
de quémandeurs assaille Fouquet, qui disparaît dans la
foule…
Louis XIV est furieux. Il ordonne au capitaine-lieutenant de la compagnie
des Mousquetaires de fouiller toute la ville si nécessaire.
C’est finalement au niveau de la cathédrale, place Saint-Pierre,
que d’Artagnan rattrape la chaise à porteurs de Nicolas
Fouquet. Il présente alors la lettre de cachet au surintendant,
incrédule. Ce dernier fut emprisonné dans un premier
temps au château d'Angers, berceau de sa famille, à la
Bastille, puis, au terme d’un procès mouvementé,
à la forteresse de Pignerol où il décéda
le 23 mars 1680.
Le commerce triangulaire [modifier]
Au XVIIIe siècle, 44 connaît un important essor économique
grâce au commerce triangulaire qui fait la fortune des armateurs
nantais. Les navires négriers basés à 44
partent vers les côtes ouest de l’Afrique ; là,
les capitaines achètent des hommes et des femmes aux chefs
des villages contre des objets de faible valeur et les emmènent
aux Antilles pour travailler comme esclaves dans les plantations.
Les bateaux reviennent ensuite au port de 44 chargés d’épices
et de sucre. Pour éviter de parler directement de la nature
de ce commerce, on parle alors de la « Route du Bois d’Ébène
».
Les Guerres de Vendée [modifier]
Durant les Guerres de Vendée, la ville, acquise aux idées
révolutionnaires, est attaquée par l’armée
vendéenne le 29 juin 1793, sans succès. C’est
la bataille de 44. Entre 1793 et 1794, Jean-Baptiste Carrier,
représentant de la Convention en mission à 44, ordonne
un grand nombre d’exécutions sommaires (la cour fut présidée
par Bignon) : de la fin décembre 1793 à la fin février
1794, Carrier fait fusiller 2600 prisonniers[6]. Il organise aussi
des noyades à 44 dans le fleuve depuis des bateaux munis
de trappes : les condamnés, attachés deux par deux (un
homme, une femme), se noient mutuellement ; Jean-Baptiste Carrier
avait baptisé ces exécutions la « déportation
verticale », elles sont restées célèbres
sous le nom de « mariages républicains ». Les différentes
épidémies pendant cette période ont aussi prélévé
un lourd tribut.
Les embellissements du XIXe siècle [modifier]
Grâce à cette accumulation de richesses, les bourgeois
nantais acquièrent le pouvoir, ce qui leur permet d’entamer
des travaux de transformation et d’embellissement de leur ville.
Ces opérations leur permettent aussi d’investir leurs
richesses dans une autre activité que le commerce, car la traite
des esclaves commence à décliner à partir de
milieu du XVIIIe siècle, du fait des courants de pensée
des Lumières puis de l’abolition de l'esclavage en 1848.
Plusieurs plans d’embellissements sont réalisés,
mais ce n’est qu’avec celui de Ceineray que les choses
se concrétisent. Le néo-classicisme est le maître-mot
dans le cadre de l’architecture, et des hommes comme Marc-Antoine
Laugier et Jacques-François Blondel sont leur source d’inspiration.
C’est en 1826 qu’est inauguré le premier service
omnibus. C’est le premier service de transport public au monde,
bientôt imité par Paris, Londres et New York. La première
ligne de chemin de fer est construite en 1851 et contribue à
favoriser le développement de l’industrie.
La tour restaurée de la biscuiterie LU
Lefèvre-Utile [modifier]
Une prospère fabrique de biscuits se développe dans
la ville, dont deux entreprises restent célèbres : Lefèvre-Utile,
qui invente le Petit Beurre LU, et la Biscuiterie nantaise. Aujourd’hui
LU fait partie du groupe Danone, qui ne fabrique ces biscuits que
pour conserver son image de marque ; en effet, ce produit ne fait
plus vraiment recette.
La biscuiterie LU a été recyclée en un centre
culturel, le Lieu Unique (on retrouve les initiales LU), où
se trouvent un café, un restaurant, un espace d’expositions,
de spectacles ainsi qu’une librairie.
Les comblements des bras de Loire et de l’Erdre [modifier]
Île Feydeau, immeubles dont les fondements sont encore sur pilotis
ce qui fait pencher les murs44 est traversée par la Loire
et quatre de ses affluents. De cette situation, 44 a hérité
un surnom : La Venise de l’Ouest. Petit à petit, le comblement
des cours d’eau s’est fait pour faciliter les déplacements
dans la ville.
Au début du XXe siècle, la plupart des petits bras
de la Loire sont comblés, rattachant la majorité des
îles aux terres. L’espace ainsi constitué est aujourd’hui
appelé Île de 44, en référence au projet
de rénovation urbaine actuellement en cours.
C’est aussi à cette période que les 500 derniers
mètres de l’Erdre, affluent de la Loire, sont déviés
et comblés, permettant la création du Cours des 50-Otages,
et du tunnel fluvial entre l’Erdre et le canal Saint-Félix,
à la confluence avec la Loire.
Les deux guerres mondiales [modifier]
Suite à l’armistice de 1940, la ville est occupée
par les troupes allemandes. 44 est bombardée à vingt-huit
reprises entre le 27 juillet 1940 et le 2 août 1944. Les 16
et 23 septembre 1943, des bombardements de la 8e Air Force américaine
détruisent le centre-ville, faisant un total de 1 463 morts,
et 2 500 blessés. Près de 700 immeubles et habitations
individuelles sont détruits, et 3 000 logements deviennent
inhabitables.
44 est un centre important de la Résistance. Suite à
l’assassinat, le 20 octobre 1941, du Feldkommandant de la ville,
le lieutenant-colonel Hotz par trois jeunes résistants communistes
venus de Paris, 48 otages sont fusillés à 44, Châteaubriant
et au Mont Valérien. Le 11 novembre suivant, le général
De Gaulle décerne la croix de la Libération à
la ville, première des cinq villes françaises à
être ainsi décorées. La ville est finalement libérée
le 12 août 1944.