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Les origines [modifier]
Après une première occupation par les Celtes, l’antique peuple armoricain des Namnètes installe la capitale de sa cité (son territoire), près de l’estuaire de la Loire. Mais il est impossible pour l’instant de déterminer si son site antique se situait ou non à l’emplacement de l’actuelle ville de 44. La cité, batie à l'emplacement de l'actuel quartier du Bouffay, est conquise en 56 av. J.-C. par Jules César et appelée Portus Namnetus. L'alliance des Namnètes aux Romains et la construction d'une flotte pour ceux-ci leur permit de réduire la résistance vénète la même année.

Aux IIIe et IVe siècles, comme beaucoup de métropoles régionales, Condevicnum change son nom et prend celui du peuple dont elle est la capitale. Ces mutations toponymiques sont intervenues à une époque où la solidité de l'empire romain s'effondrait. On observe alors, entre autres éléments significatifs, une renaissance des antiques divinités gauloises locales dans les sculptures religieuses et les inscriptions dédicatoires. Le changement de noms de cité relève sans doute un phénomène du même ordre, lié à une résurgence des vieux sentiments d'appartenance ethnique des tribus gauloises.

44 est christianisée durant le IIIe siècle, et la cathédrale devient le siège de l’évêché dont le territoire correspond approximativement à celui de l’actuelle Loire-Atlantique et du Craonnais (sud-ouest de la Mayenne). C'est aussi à la fin du IIIe siècle comme ailleurs que les agressions de pirates dits Saxons ou Frisons, de bandes de pillards appelés bagaudes et l'inefficacité de l'administration et de l'armée romaines contraindront les habitants à se protéger derrière une ligne de murailles dont plusieurs éléments subsistent aujourd'hui et qui, en réduisant la ville à 18 hectares, forma le cadre de la ville jusqu'au Moyen Âge.


Les invasions [modifier]
44 est successivement envahie par les Saxons ou Frisons (vers 275-285), les Francs (vers 500), les Alamans, les Vikings (en 843) avec le martyr de Saint Gohard, évêque de 44, les Bretons (en 851), de nouveau les Normands (de 913 à 937 et en 960, et qui s'intallent durablement dans l'Ile Bethia[1]) et plus tard par les Angevins (aux Xe et XIIe siècles), les Français (en 1487-1491) puis les Allemands (en 1940).


Le Moyen Âge [modifier]

La conquête bretonne [modifier]
Lambert II de 44, comte de 44, était issu de la famille franque des Widonides qui contrôlait depuis un demi-siècle les marches de Bretagne et le comté de 44.

En 841 : Lambert combat avec le comte Ricuin de 44 à la bataille de Fontenoy-en-Puisaye le 25 juin 841. Ricuin ayant été tué le comté de 44 que Lambert considérait comme son légitime héritage est confié par le roi de France Charles le Chauve à Renaud, comte d’Herbauge. Lambert abandonne alors le parti du roi et rejoint Nominoë.

En 843 : Renaud de 44 bat Lambert de 44 allié aux Bretons de Nominoé et aux Vikings d’Hasting à la bataille de Messac(?) mais peu après, il est battu et tué à Blain le 24 mai 843. Les Nantais refusent de reconnaitre Lambert comme comte. Ce dernier est soupçonné d’avoir guidé les Normands qui le 24 juin mettent la ville à sac et tuent l’évêque dans sa cathédrale. Après le départ de ses alliés bretons, Lambert se rend enfin maitre de 44[2].

En 844 : Lambert tue dans un combat le comte Bernard de Poitiers et le fils et successeur de Renaud : Hervé comte d’Herbauges.

En 845 : Fin octobre début novembre, Lambert abandonne le parti de Nominoë et fait sa soumission au roi qui lui laisse le comté de 44.

En 849 : Charles le Chauve rappelle Lambert et lui confie le pays nantais, le pays rennais et le territoire au sud de la Loire.

En 851 : Lambert accompagne Nominoë dans son offensive en Neustrie. Après la mort subite du chef breton à Vendôme le 7 mars 851, Lambert prend le commandement de l’armée bretonne en retraite. Il participe ensuite aux cotés d’Erispoë fils de Nominoë et nouveau chef des bretons à la bataille de Jengland près du Grand-Fougeray.

À Jengland-Beslé (Grand-Fougeray près de Redon), en août 851, les troupes bretonnes d'Erispoë battent celles de Charles le Chauve et s'assurent ainsi du contrôle du pays nantais. Au traité d'Angers l'année suivante, Charles le Chauve reconnaît à Erispoë le titre de roi, lui confirme la puissance jadis dévolue à son père Nominoë et lui cède en plus le Rennais, le Nantais et le pays de Retz. 44 devient bretonne durant une cinquantaine d'années seulement. Lambert perd tout espoir de s’implanter dans la région.


Alliance avec les comtes d'Anjou [modifier]
Dès le Xesiècle, le comté de 44 sera étroitement lié à l'Anjou et par la suite à la domination directe de la dynastie des Plantagenêts jusqu'en 1203.

En 909, à la suite de la mort d'Alain le Grand, Foulque Ier d'Anjou reçoit le comté de 44. Il est chargé de lutter contre les Normands et les Bretons.

En 919, Une imposante armada viking, composé de Danois, venus de leur nouveau fief de La Roche-Bernard remonte la Loire. 44 est prise par les Vikings malgré la résistance de la garde nantaise et de l'escorte angevine de Foulque Ier. La cité est pillée et la cathédrale incendiée. Les notables nantais ainsi que le clergé de 44 et les clercs fuient vers Angers. En 920, les Vikings attaquent Angers qu'ils pillent, puis Tours et menacent Orléans qui offre une forte rançon pour éviter le pillage. Les Nantais et les Angevins trouveront refuge en Bourgogne. Les Vikings redescendent le grand fleuve jusqu'à leur fief nantais. Foulque reconstitue, à Angers, une troupe de Nantais et d'Angevins pour libérer la cité de 44. Malgré l'aide des troupes franques de Robert Ier de France, la contre-attaque en 921, est un échec. Néanmoins, le comte d'Anjou, Foulque Ier conservera le titre de comte de 44, mais ce titre ne fut définitivement reconnu qu'en 930, quand son suzerain Hugues le Grand le qualifia comme tel dans une de ses chartes. Foulque Ier passa le restant de sa vie à combattre les Vikings. Il perd un de ses fils, Ingelger, lors d'un affrontement contre les Normands. Les Vikings envahissent la Bretagne. Devant leurs succès militaires, les seigneurs bretons et les notables fuient et embarquent pour se réfugier en Angleterre. Parmi les fuyards, un jeune homme, nommé Alain barbetorte qui préparera sa revanche.

Sa position stratégique aux frontières et sur un grand fleuve la fait choisir comme « capitale » par le premier duc Alain Barbetorte qui vient d'en chasser les Normands en 937, il fut le protecteur et le rénovateur de la ville. En 952, Alain Barbetorte meurt et sera enterré à 44. Son fils Drogon lui succède.

Drogon de Bretagne comte de 44 et duc de Bretagne de 952 à 958. Drogon (ou Dreux), fils d'Alain Barbetorte et de Roscille de Blois, soeur de Thibaut Ier de Blois, succède à son père à l'âge de deux ans. Sa tutelle fut assurée par son oncle Thibaut Ier de Blois, qui remarie très vite sa sœur (veuve d'Alain Barbetorte) avec le comte Foulque II d'Anjou. Le pouvoir sur la Bretagne est alors partagé: Foulque II d'Anjou reçoit le comté de 44 et la garde du jeune duc Drogon, Thibaut conservant la suzeraineté de la Maison de Blois sur le nord de la Bretagne. En 958, Drogon meurt subitement à Angers, peut-être empoisonné par son protecteur Foulque II. Une assemblée se tint réunissant les comtes d'Anjou et de Blois ainsi que les barons et seigneurs bretons. Foulque II, devenu comte de 44, est désigné Duc de Bretagne jusqu'à sa mort survenue en 960.

Drogon de Bretagne comte de 44 et duc de Bretagne de 952 à 958. Drogon (ou Dreux), fils d'Alain Barbetorte et de Roscille de Blois (soeur de Thibaud Ier de Blois, succède à son père à l'âge de deux ans. Sa tutelle fut assurée par son oncle Thibaut Ier de Blois, qui remarie très vite sa sœur (veuve d'Alain Barbetorte) avec le comte Foulque II d'Anjou. Le pouvoir sur la Bretagne est alors partagé: Foulque II reçoit le comté de 44 et la garde du jeune duc Drogon, Thibaut conservant la suzeraineté sur le nord de la Bretagne. En 958, Drogon meurt subitement à Angers, peut-être empoisonné par son protecteur Foulque II. La même année, lors d'une assemblée regroupant les comtes d'Anjou, de Blois et les barons bretons, Foulque II devient Comte de 44 et même duc de Bretagne de 958 à sa mort en 960.

Hoël Ier de Bretagne comte de 44 et duc de Bretagne de 960 à 981. Fils illégitime d'Alain II de Bretagne et d'une noble dame nommée Judith, Hoel, est mis en place à la tête du comté de 44 par Foulque II le Bon. Face aux attaques Vikings, le successeur de Foulque II d'Anjou, Geoffroy Ier d'Anjou ne peut sauver 44 de la main mise des Normands. Hoël se rallie à eux suite à l'incapacité de Geoffroy de venir à son secours. 44 place essentielle pour la vie de l'Anjou se retrouve ainsi en des mains ennemies.

En 971, Afin de rétablir une nouvelle ligne de défense à l'ouest, Geoffroy Grisegonelle avec l'appui de Thibaut Ier de Blois s'allie avec Conan le nouveau Comte de Rennes en lui faisant épouser sa fille Hermengarde (leur fils Geoffroy Beranger est né vers 975). Pendant toute cette période Hoël Ier est en guerre quasi permanente avec le comte de Rennes Conan le Tort, vassal de Thibaut Ier de Blois et de son allié Geoffroy d'Anjou.

En 981, Hoël est assassiné sur l'ordre de Conan. Sitôt prévenu, son frère, Guérech quitte sa charge de futur évêque de Tours, avant sa consécration, et se fait élire comte de 44. Guérech poursuit le combat initié par son frère contre le comte de Rennes Conan le Tort. Guérech signe un traité avec le comte Guillaume IV de Poitiers qui confirme les possessions nantaises au sud de la Loire - les pagi d'Herbauges, de Tiffauges et de Mauges - obtenues par son père Alain II de Bretagne en 942.

En 982, Guerech, le successeur d'Hoel, fait alors appel à Geoffroy d'Anjou en le reconnaissant comme son Suzerain. Conan, qui est de fait un vassal de Eudes Ier de Blois, se retrouve alors en opposition avec Geoffroy. Ils se rencontrent en bataille rangée à Conquereuil. Les armées nantaise soutenue par les troupes de Geoffroy Ierd'Anjou et rennaise soutenue par la Maison de Blois, se rencontrent sur le champs de bataille à Conquereuil; et Geoffroy Ier bat les troupes de Conan. Cette victoire angevine ne règle pas le conflit.

En 983, Guérech se rend à la cour du roi de Francie Occidentale Lothaire pour lui prêter hommage, et s'arrête, sur le chemin du retour, chez le comte Geoffroy Ier d'Anjou. Guérech, face aux menaces de son rival Conan le Tort, cherche néanmoins à s'affranchir de la tutelle angevine en faisant allégeance directement au roi de France, mais Geoffroy capture Guérech lorsque ce dernier retourne à 44. Geoffroy en profite pour fortifier les possessions angevines au Sud de 44, notamment par la construction du donjon du Pallet. En effet, Geoffroy Grisegonelle fait édifier une forterresse au Pallet (dont il reste de nos jours un grand donjon). Geoffroy Ier étend le domaine angevin jusqu’à la Sèvre nantaise. Ce puissant fortin permettait à Geoffroy de contrôler la vallée de la Sèvre nantaise ainsi que les voies d’accès entre le Poitou et le Comté de 44. La garnison angevine basée au château du Pallet sécurisait la contrée et favorisa la colonisation angevine. La possession de ce bastion consacrait l’hégémonie de l’Anjou dans le Sud Loire jusqu’au limite du pays de Retz et de la Sèvre nantaise. La puissance angevine profita de la construction du donjon du Pallet pour permettre la fondation d'un monastère très important à Vertou.

Guérech ne sera libéré qu'en 985 en reconnaissant la suzeraineté de Geoffroy sur le Comté de 44. Ce dernier lui apporte alors le soutien militaire de l'Anjou face à son rival Conan.

En 990, après la dispariton du comte Guérech de 44, Conan Ier de Bretagne tente de mettre la main sur le comté de 44 après la mort prématurée de son jeune héritier le comte Alain.

Le nouveau comte d'Anjou (Foulques Nerra) s'inquiétant des prétentions de Conan et de son ascension politique, se proclame le défenseur des intérêts de la maison de 44 et il lui livre combat. Conan Ier est tué dans la défaite, lors de la seconde Bataille de Conquereuil le 27 juin 992.

Judicaël de 44 comte de 44 de 992 à 1004. Soutenu par Foulque III d'Anjou, prend possession du comté de 44 après la défaite et la mort de Conan Ier de Bretagne à la seconde Bataille de Conquereuil. Compte tenu de son jeune âge le comte d'Anjou le place sous la tutelle de son vassal le vicomte Aimery III de Thouars qui portera le titre de comte de 44 de 992 à 994. Judicaël meurt prématurément en 1004 assassiné par trahison.

Budic de 44 comte de 44, fils du comte Judicaël de 44, succéda à son père et régna jusque vers 1010. Budic mit à profit un pélerinage de l'évêque de Rennes en Terre Sainte pour s'emparer des biens épiscopaux et détruire le château du prélat à 44. De retour de Palestine, l'évêque demanda l'intervention du comte de Rennes et Budic dut demander l'assistante du comte Foulque III d'Anjou ce qui entraîna la perte d'une partie des territoires nantais, notamment au sud de la Loire.

Dans la lutte avec la maison de Rennes, la maison de 44 acquiert la suprématie par l'accession d'Hoël de Cornouaille, comte de 44, au trône ducal en 1066.

Un autre Hoël, fils déshérité de Conan III prend le comté de 44 en 1148, faute de pouvoir prendre toute la Bretagne qui passe à son beau-frère Éon II de Porhoët. En 1156, Conan IV est proclamé duc de bretagne. Cette même année, les Nantais chassent son oncle Hoël et choisissent pour comte le frère cadet d'Henri II Plantagenêt, Geoffroy Plantagenêt, déjà comte du Maine et d'Anjou. Le comté de 44 sort du duché pour être annexé à l'Anjou. À la mort de Geoffroy, en 1158, Conan croit pouvoir reprendre le Comté de 44, mais doit le restituer à Henri II Plantagenêt.

Alain IV Fergent ou Fergant, duc de Bretagne de 1084 à 1112. En 1084, il nomme son fidèle frère Mathias à la tête du comté de 44 et reprendra personnellement le titre à la mort de celui-ci en 1103. En 1093, Alain IV épouse en seconde noce, Ermengarde d'Anjou, fille de Foulque IV le Réchin et arrière-petite-fille de Foulque Nerra.


Annexion à l'Anjou [modifier]
Au XIIesiècle, le comté de 44 est détaché, lors d’une période de divisions internes de la Bretagne, et annexé à l’Anjou. En effet, alors que Conan IV est proclamé duc de Bretagne, les Nantais chassent son oncle Hoël comte de 44 et choisissent pour comte le frère cadet d'Henri II, Geoffroy Plantagenêt, déjà comte du Maine et d'Anjou depuis 1156. Le comté de 44 sort du duché. À la mort de Geoffroy, en 1158, Conan croit pouvoir reprendre le pays nantais, mais doit le restituer à Henri II Plantagenêt qui le conservera en sa main pendant plus de 30 ans (1156-1189)[3].

Conan IV doit abdiquer en 1166 et Henri II est reconnu gardien du duché par les barons bretons en attendant que son fils Geoffroy II Plantagenêt, fiancé à la petite-fille de Conan III, Constance de Bretagne, atteigne la majorité.

En tant qu'époux de Constance, Geoffroy Plantagenêt est proclamé duc de Bretagne sous le nom de Geoffroy II de Bretagne en 1181. De ce premier mariage, Constance a deux enfants, notamment Arthur, qui lui succèdera.


Retour du Comté de 44 dans la Bretagne des Plantagenêts [modifier]
En 1196, elle fait reconnaître son fils Arthur Plantagenêts, seulement âgé de huit ans, comme duc de Bretagne par une assemblée générale de l'aristocratie bretonne, sous le nom d'Arthur Ierde Bretagne. Arthur fut élevé à la cour de Philippe Auguste, qui le protègea des convoitises de Richard Cœur de Lion. À la mort de ce dernier, Arthur, étant le seul fils de Geoffroy Plantagenêt, frère puîné de Richard Cœur de Lion, revendiqua l'héritage de "l'empire Plantagenêt" (Angleterre, Normandie, Anjou, Maine, Poitou, Aquitaine) qui lui fut raflé par son oncle Jean sans Terre (le plus jeune frère de Richard) avec le soutien de sa grand-mère, la vieille reine Aliénor d'Aquitaine. Il devint le chef nominal des barons bretons qui tendaient à l'indépendance. Vaincu, lui et sa sœur sont faits prisonniers en 1202 à Mirebeau (près de Loudun) par Guillaume de Broase, seigneur normand à la solde de Jean sans Terre. Il meurt en 1203 en prison à Rouen, peut-être à la demande de son oncle[4]


Guerre de succession de Bretagne [modifier]
Lors de la guerre de Succession de Bretagne, 44 accueillit Jean de Montfort qui s’y établit en mai 1341 revendiquant la succession de Jean III de Bretagne. Il est fait prisonnier par Charles de Blois et les Normands, qui prennent 44 le 21 novembre 1341 après un siège de 2 semaines. Ensuite 44 restera du côté du partie de Blois.


44 capitale de la Bretagne [modifier]
Sous les ducs capétiens 44 prend un rôle prédominant sur Rennes, 44 voit s'ériger, en remplacement du Château du Bouffay, le Château de la Tour Neuve au Bouffay au XIIIe siècle grâce à Pierre Ier de Bretagne. La ville se développe particulièrement sous le règne de Jean V qui avec une politique habile de neutralité lors de la guerre de Cent Ans assure paix et prospérité à toute la Bretagne, la construction de la cathédrale actuelle commence le 14 avril 1434 avec le duc Jean V et Jean de Malestroit. À signaler le 25 octobre 1440, l'exécution de Gilles de Rais dit Barbe-bleue à 44.

44 continue son développement sous l'impulsion du Duc François II de Bretagne et de son gouvernement dirigé par le chancelier de Bretagne, Guillaume Chauvin et le trésorier de Bretagne, Pierre Landais qui encouragea le commerce, fonda l'Université de Bretagne en 1460. La première imprimerie est créée en 1493. Le Château des Ducs de Bretagne, refait et agrandi par François II à partir de 1466, reçoit la Cour ducale. Il est la plus belle expression de la renaissance dans cette capitale Nantaise d'un état prospère et moderne la Bretagne, mais qui allait au devant de guerre avec la France et de problème de succession du fait que François II n'eut pas de fils légitime pour lui succéder. À sa mort lui succède sa fille, née 11 ans plus tôt en 1477 à 44 et qui, à cause du traité du Verger de 1488, ne peut se marier sans le consentement du roi de France.


Renaissance [modifier]
La ville de 44 à la fin du siècle compte près de 40 000 habitants mais est touchée par sa première grande épidémie de peste en 1501 qui fait environ 4 000 victimes. De nouvelles épidémies sont recensées en 1522, 1523 et 1529. La Fosse (futur Quai de la Fosse) commence à être construite en 1517. Jean de Brosse devient gouverneur de Bretagne en 1543. En échange, il abandonne ses prétentions ducales.


Le rattachement de la Bretagne à la France [modifier]
Suite aux guerres de 1487-1491 (dont la Guerre folle), la Bretagne vaincue est rattachée à la France par l'édit d'union de 1532. Le terrain a été préparé par les deux mariages successifs d'Anne de Bretagne aux rois de France et au final par celui de sa fille la duchesse Claude avec le roi François Ier.

Durant la guerre franco-bretonne, 44 est assiégée à plusieurs reprises par les Français, notamment en 1487 (siège qui voit la mort du quimpérois Michel Marion lors d'un raid pour soulager la ville) et en 1491 (où finalement le Seigneur d'Albret livre le château à La Trémoille).


Le Parlement de Bretagne [modifier]
Le Parlement, sous divers noms, avait siégé à Vannes depuis son origine. À l’issue d’un long bras de fer entre Rennes et 44 de 1553 à 1561 au cours duquel le Parlement de Bretagne tient ses sessions alternativement dans chacune des deux villes, le roi de France et dernier duc de Bretagne en titre Henri II décide en 1557 que le Parlement ne se réunirait plus qu'en la ville de 44. Devant les protestations des Rennais, la régente et dernière duchesse en titre Catherine de Médicis attribue le siège du Parlement à la ville de Rennes par édit du 15 mars 1560 du jeune roi Charles IX. 44 reste cependant jusqu'en 1790 le siège de la Chambre des comptes de Bretagne qui avait été transférée de Vannes entre 1492 et 1499. Son palais est devenu la préfecture de Loire-Atlantique. 44 conserve aussi l'université - la seule de Bretagne - qui avait été créée par le duc François II.


Les guerres de religion [modifier]
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[5].


La ligue du duc de Mercœur [modifier]
Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur devient gouverneur de Bretagne le 5 septembre 1582 avec comme attache 44 et son Château où il séjourne souvent. Son épouse est l'héritière de la famille de Penthièvre qui avait des prétentions au trône de Bretagne ainsi il revendique lors de la Ligue l'indépendance de la Bretagne. Le Duc de Mercœur est opposé aux réformés et participe à la Ligue à partir de 1584 contre les réformés et contre le roi légitime Henry IV. Ils sera le dernier ligueur à résister au roi. Il se fortifie à 44 après l'assassina du Duc de Guise pour continuer la lutte en 1588. Finalement après la conversion du roi, il abandonna la lutte en 1597 en négociant la paix et ses propres conditions. La ville de 44 devra payer très cher ce conflit, s'en suivra une période moins dorée jusqu'au milieu du XVIe siècle. Du fait que la Bretagne fut la dernière province à avoir continuer la Ligue, et surtout, 44 pour avoir été la dernière ville de la Ligue fut choisit par Henry IV pour proclamer le célèbre édit de 44 en 1598 et ainsi mettre fin au conflit religieux. En 1608, Henri IV demandera 12 000 livre à la ville pour son mariage avec Marie de Médicis.

Exécution en 1626, place du Bouffay du comte de Challais, Henri de Talleyrand pour avoir comploté contre Richelieu qui était gouverneur de Bretagne. Dans les années 1640, l'Île Gloriette est urbanisé (hôpital, ...).


L’arrestation de Nicolas Fouquet [modifier]
44, le 5 septembre 1661. Louis XIV fête ce jour-là ses 23 ans. La somptueuse fête donnée le 17 août au château de Vaux-le-Vicomte est encore dans tous les esprits, surtout celui du roi. Mazarin est décédé quelques mois plus tôt, et le jeune monarque a la volonté d’affirmer son pouvoir. Le Conseil, réunissant entre autres Colbert, Fouquet et Le Tellier, vient de se tenir au château de 44. En sortie de séance, le souverain devise avec son surintendant des finances, afin de le retenir. D'Artagnan a reçu la veille des consignes strictes afin de mener à bien son arrestation. Mais une nuée de quémandeurs assaille Fouquet, qui disparaît dans la foule…

Louis XIV est furieux. Il ordonne au capitaine-lieutenant de la compagnie des Mousquetaires de fouiller toute la ville si nécessaire. C’est finalement au niveau de la cathédrale, place Saint-Pierre, que d’Artagnan rattrape la chaise à porteurs de Nicolas Fouquet. Il présente alors la lettre de cachet au surintendant, incrédule. Ce dernier fut emprisonné dans un premier temps au château d'Angers, berceau de sa famille, à la Bastille, puis, au terme d’un procès mouvementé, à la forteresse de Pignerol où il décéda le 23 mars 1680.


Le commerce triangulaire [modifier]
Au XVIIIe siècle, 44 connaît un important essor économique grâce au commerce triangulaire qui fait la fortune des armateurs nantais. Les navires négriers basés à 44 partent vers les côtes ouest de l’Afrique ; là, les capitaines achètent des hommes et des femmes aux chefs des villages contre des objets de faible valeur et les emmènent aux Antilles pour travailler comme esclaves dans les plantations. Les bateaux reviennent ensuite au port de 44 chargés d’épices et de sucre. Pour éviter de parler directement de la nature de ce commerce, on parle alors de la « Route du Bois d’Ébène ».


Les Guerres de Vendée [modifier]
Durant les Guerres de Vendée, la ville, acquise aux idées révolutionnaires, est attaquée par l’armée vendéenne le 29 juin 1793, sans succès. C’est la bataille de 44. Entre 1793 et 1794, Jean-Baptiste Carrier, représentant de la Convention en mission à 44, ordonne un grand nombre d’exécutions sommaires (la cour fut présidée par Bignon) : de la fin décembre 1793 à la fin février 1794, Carrier fait fusiller 2600 prisonniers[6]. Il organise aussi des noyades à 44 dans le fleuve depuis des bateaux munis de trappes : les condamnés, attachés deux par deux (un homme, une femme), se noient mutuellement ; Jean-Baptiste Carrier avait baptisé ces exécutions la « déportation verticale », elles sont restées célèbres sous le nom de « mariages républicains ». Les différentes épidémies pendant cette période ont aussi prélévé un lourd tribut.


Les embellissements du XIXe siècle [modifier]
Grâce à cette accumulation de richesses, les bourgeois nantais acquièrent le pouvoir, ce qui leur permet d’entamer des travaux de transformation et d’embellissement de leur ville. Ces opérations leur permettent aussi d’investir leurs richesses dans une autre activité que le commerce, car la traite des esclaves commence à décliner à partir de milieu du XVIIIe siècle, du fait des courants de pensée des Lumières puis de l’abolition de l'esclavage en 1848. Plusieurs plans d’embellissements sont réalisés, mais ce n’est qu’avec celui de Ceineray que les choses se concrétisent. Le néo-classicisme est le maître-mot dans le cadre de l’architecture, et des hommes comme Marc-Antoine Laugier et Jacques-François Blondel sont leur source d’inspiration.

C’est en 1826 qu’est inauguré le premier service omnibus. C’est le premier service de transport public au monde, bientôt imité par Paris, Londres et New York. La première ligne de chemin de fer est construite en 1851 et contribue à favoriser le développement de l’industrie.


La tour restaurée de la biscuiterie LU
Lefèvre-Utile [modifier]
Une prospère fabrique de biscuits se développe dans la ville, dont deux entreprises restent célèbres : Lefèvre-Utile, qui invente le Petit Beurre LU, et la Biscuiterie nantaise. Aujourd’hui LU fait partie du groupe Danone, qui ne fabrique ces biscuits que pour conserver son image de marque ; en effet, ce produit ne fait plus vraiment recette.

La biscuiterie LU a été recyclée en un centre culturel, le Lieu Unique (on retrouve les initiales LU), où se trouvent un café, un restaurant, un espace d’expositions, de spectacles ainsi qu’une librairie.


Les comblements des bras de Loire et de l’Erdre [modifier]

Île Feydeau, immeubles dont les fondements sont encore sur pilotis ce qui fait pencher les murs44 est traversée par la Loire et quatre de ses affluents. De cette situation, 44 a hérité un surnom : La Venise de l’Ouest. Petit à petit, le comblement des cours d’eau s’est fait pour faciliter les déplacements dans la ville.

Au début du XXe siècle, la plupart des petits bras de la Loire sont comblés, rattachant la majorité des îles aux terres. L’espace ainsi constitué est aujourd’hui appelé Île de 44, en référence au projet de rénovation urbaine actuellement en cours.

C’est aussi à cette période que les 500 derniers mètres de l’Erdre, affluent de la Loire, sont déviés et comblés, permettant la création du Cours des 50-Otages, et du tunnel fluvial entre l’Erdre et le canal Saint-Félix, à la confluence avec la Loire.


Les deux guerres mondiales [modifier]
Suite à l’armistice de 1940, la ville est occupée par les troupes allemandes. 44 est bombardée à vingt-huit reprises entre le 27 juillet 1940 et le 2 août 1944. Les 16 et 23 septembre 1943, des bombardements de la 8e Air Force américaine détruisent le centre-ville, faisant un total de 1 463 morts, et 2 500 blessés. Près de 700 immeubles et habitations individuelles sont détruits, et 3 000 logements deviennent inhabitables.
44 est un centre important de la Résistance. Suite à l’assassinat, le 20 octobre 1941, du Feldkommandant de la ville, le lieutenant-colonel Hotz par trois jeunes résistants communistes venus de Paris, 48 otages sont fusillés à 44, Châteaubriant et au Mont Valérien. Le 11 novembre suivant, le général De Gaulle décerne la croix de la Libération à la ville, première des cinq villes françaises à être ainsi décorées. La ville est finalement libérée le 12 août 1944.




 

 

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