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Antiquité [modifier]
L'historien Polybe mentionnait déjà en 147 av. J.C.,
l'existence d'un port fluvial à l'embouchure de la Loire appelé
« Corbilo », bien que son emplacement exact reste inconnu.
Les Celtes seraient arrivés entre le Ve et le Ier siècle
av. J.-C. Vers 70 avant J.C., les Namnètes, peuple gaulois,
occupent la région de 44 à l'estuaire de la Loire.
En 56 avant J.C, Jules César envahit la Gaule : la cité
gauloise des Namnètes (localisée dans l'actuel quartier
historique du Bouffay) devient la « civitas » Romaine
de « Portus Namnetus ».
La ville est christianisée
durant le IIIe siècle, et devient le siège de l'évêché.
Deux martyrs sont à l'origine de la christianisation de 44
: Saint-Donatien et Saint-Rogatien.
La conquête bretonne [modifier]
Lambert II de 44, comte de 44, était issu de la famille
franque des Widonides qui contrôlait depuis un demi-siècle
les marches de Bretagne et le comté de 44.
En 841 : Lambert
combat avec le comte Ricuin de 44 à la bataille de Fontenoy-en-Puisaye
le 25 juin 841. Ricuin ayant été tué le comté
de 44 que Lambert considérait comme son légitime
héritage est confié par le roi de France Charles le
Chauve à Renaud, comte d’Herbauge. Lambert abandonne
alors le parti du roi et rejoint Nominoë.
En 843 : Renaud
de 44 bat Lambert de 44 allié aux Bretons de Nominoé
et aux Vikings d’Hasting à la bataille de Messac(?) mais
peu après, il est battu et tué à Blain le 24
mai 843. Les Nantais refusent de reconnaitre Lambert comme comte.
Ce dernier est soupçonné d’avoir guidé
les Normands qui le 24 juin mettent la ville à sac et tuent
l’évêque dans sa cathédrale. Après
le départ de ses alliés Lambert se rend enfin maitre
de 44[3].
En 844 : Lambert
tue dans un combat le comte Bernard de Poitiers et le fils et successeur
de Renaud : Hervé comte d’Herbauges.
En 845 : fin octobre
début novembre, Lambert abandonne le parti de Nominoë
et fait sa soumission au roi qui lui laisse le comté de 44.
En 849 : Charles
le Chauve rappelle Lambert et lui confie le pays nantais, le pays
rennais et le territoire au sud de la Loire.
En 851 : Lambert
accompagne Nominoë dans son offensive en Neustrie. Après
la mort subite du chef breton à Vendôme le 7 mars 851,
Lambert prend le commandement de l’armée bretonne en
retraite. Il participe ensuite aux cotés d’Erispoë
fils de Nominoë et nouveau chef des bretons à la bataille
de Jengland près du Grand-Fougeray.
Suite à
la Bataille du Grand-Fougerais, Charles le Chauve et Erispoë,
chef breton, signent en septembre 851 le traité d'Angers. Le
Roi de France reconnait la tutelle bretonne sur les pays rennais,
nantais et de Retz, fixant ainsi les limites frontalières de
la Bretagne « historique »[4].
Les alliances entre le comté de 44 et l'Anjou (909 - 1203)
[modifier]
En 909, à la suite de la mort d'Alain le Grand, Foulque Ier
d'Anjou reçoit le comté de 44. Il est chargé
de lutter contre les Normands et les Bretons.
En 919, Une imposante
armada viking, composé de Danois, venus de leur nouveau fief
de La Roche-Bernard remonte la Loire. 44 est prise par les Vikings
malgré la résistance de la garde nantaise et de l'escorte
angevine de Foulque Ier. La cité est pillée et la cathédrale
incendiée. Les notables nantais ainsi que le clergé
de 44 et les clercs fuient vers Angers. En 920, les Vikings attaquent
Angers qu'ils pillent, puis Tours et menacent Orléans qui offre
une forte rançon pour éviter le pillage. Les Nantais
et les Angevins trouveront refuge en Bourgogne. Les Vikings redescendent
le grand fleuve jusqu'à leur fief nantais. Foulque reconstitue,
à Angers, une troupe de Nantais et d'Angevins pour libérer
la cité de 44. Malgré l'aide des troupes franques
de Robert Ier de France, la contre-attaque en 921, est un échec.
Néanmoins, le comte d'Anjou, Foulque Ier conservera le titre
de comte de 44, mais ce titre ne fut définitivement reconnu
qu'en 930, quand son suzerain Hugues le Grand le qualifia comme tel
dans une de ses chartes. Foulque Ier passa le restant de sa vie à
combattre les Vikings. Il perd un de ses fils, Ingelger, lors d'un
affrontement contre les Normands. Les Vikings envahissent la Bretagne.
Devant leurs succès militaires, les seigneurs bretons et les
notables fuient et embarquent pour se réfugier en Angleterre.
Parmi les émigrès fuyant les vikings, un jeune homme,
nommé Alain Barbetorte qui préparera sa revanche.
C'est Alain Barbetorte,
débarqué sur la côte nord de Bretagne en 936 de
retour d'exil d'Angleterre, qui va entreprendre avec des troupes bretonnes
la guerre aux Normands. En 937, Alain Barbetorte est reconnu duc de
Bretagne. Il pousuit son combat contre les Normands et s'empare de
44 la même année. Les Normands reviennent plusieurs
fois à la charge le long de la Loire. Ce n'est qu'en 939, avec
la victoire de Trans sur les Normands, que 44 sera définitivement
à l'abri des Vikings. En 952 le duc Alain II Barbe-Torte meurt.
Il sera inhumé dans la collégiale Notre-Dame à
44. Il laisse le duché au jeune héritier, Drogon.
La veuve d'Alain II Barbe-Torte se remarie à Foulques le Bon,
comte d'Anjou et fils de Foulque Ier.
Drogon de Bretagne
comte de 44 et duc de Bretagne de 952 à 958. Drogon (ou
Dreux), fils d'Alain Barbetorte et de Roscille de Blois (soeur de
Thibaud Ier de Blois, succède à son père à
l'âge de deux ans. Sa tutelle fut assurée par son oncle
Thibaut Ier de Blois, qui remarie très vite sa sœur (veuve
d'Alain Barbetorte) avec le comte Foulque II d'Anjou. Le pouvoir sur
la Bretagne est alors partagé: Foulque II reçoit le
comté de 44 et la garde du jeune duc Drogon, Thibaut conservant
la suzeraineté sur le nord de la Bretagne. En 958, Drogon meurt
subitement à Angers, peut-être empoisonné par
son protecteur Foulque II. La même année, lors d'une
assemblée regroupant les comtes d'Anjou, de Blois et les barons
bretons, Foulque II devient Comte de 44 et même duc de Bretagne
de 958 à sa mort en 960.
Hoël Ier
de Bretagne comte de 44 et duc de Bretagne de 960 à 981.
Fils illégitime d'Alain II de Bretagne et d'une noble dame
nommée Judith, Hoel Ier, est mis en place à la tête
du comté de 44 par Foulque II d'Anjou dit "Foulque
II le Bon". Face aux attaques Vikings, le successeur de Foulque
II d'Anjou, Geoffroy Ier d'Anjou ne peut sauver 44 de la main
mise des Normands. Hoël Ier se rallie à eux suite à
l'incapacité de Geoffroy Ier de venir à son secours.
44 place essentielle pour la vie de l'Anjou se retrouve ainsi
en des mains ennemies, de surcroît Vikings.
En 971, Afin de
rétablir une nouvelle ligne de défense à l'ouest,
Geoffroy Ier d'Anjou dit "Geoffroy Grisegonelle" avec l'appui
de Thibaut Ier de Blois s'allie avec Conan Ier le nouveau Comte de
Rennes en lui faisant épouser sa fille Hermengarde d'Anjou
(de leur union naîtra un fils : Geoffroy Beranger né
vers 975). Pendant toute cette période Hoël Ier est en
guerre quasi permanente avec le comte de Rennes Conan Ier de Bretagne
dit "Conan le Tort", vassal de Thibaut Ier de Blois et de
son allié Geoffroy d'Anjou.
En 981, Hoël
Ier est assassiné sur l'ordre de Conan. Sitôt prévenu,
son frère, Guérech quitte sa charge de futur évêque
de Tours, avant sa consécration, et se fait élire comte
de 44. Guérech poursuit le combat initié par son
frère contre le comte de Rennes Conan le Tort. Guérech
signe un traité avec le comte Guillaume IV de Poitiers qui
confirme les possessions nantaises au sud de la Loire - les pagi d'Herbauges,
de Tiffauges et de Mauges - obtenues par son père Alain II
de Bretagne en 942.
En 982, Guerech,
le successeur d'Hoel, fait alors appel à Geoffroy d'Anjou en
le reconnaissant comme son Suzerain. Conan, qui est de fait un vassal
de Eudes Ier de Blois, se retrouve alors en opposition avec Geoffroy.
Ils se rencontrent en bataille rangée à Conquereuil.
Les armées nantaise soutenue par les troupes de Geoffroy Ierd'Anjou
et rennaise soutenue par la Maison de Blois, se rencontrent sur le
champs de bataille à Conquereuil; et Geoffroy Ier bat les troupes
de Conan. Cette victoire angevine ne règle pas le conflit.
En 983, Guérech
se rend à la cour du roi de Francie Occidentale Lothaire pour
lui prêter hommage, et s'arrête, sur le chemin du retour,
chez le comte Geoffroy Ier d'Anjou. Guérech, face aux menaces
de son rival Conan le Tort, cherche néanmoins à s'affranchir
de la tutelle angevine en faisant allégeance directement au
roi de France, mais Geoffroy capture Guérech lorsque ce dernier
retourne à 44. Geoffroy en profite pour fortifier les possessions
angevines au Sud de 44, notamment par la construction du donjon
du Pallet. En effet, Geoffroy Grisegonelle fait édifier une
forterresse au Pallet (dont il reste de nos jours un grand donjon).
Geoffroy Ier étend le domaine angevin jusqu’à
la Sèvre nantaise. Ce puissant fortin permettait à Geoffroy
de contrôler la vallée de la Sèvre nantaise ainsi
que les voies d’accès entre le Poitou et le Comté
de 44. La garnison angevine basée au château du Pallet
sécurisait la contrée et favorisa la colonisation angevine.
La possession de ce bastion consacrait l’hégémonie
de l’Anjou dans le Sud Loire jusqu’au limite du pays de
Retz et de la Sèvre nantaise. La puissance angevine profita
de la construction du donjon du Pallet pour permettre la fondation
d'un monastère très important à Vertou.
Guérech
ne sera libéré qu'en 985 en reconnaissant la suzeraineté
de Geoffroy Ier d'Anjou sur le Comté de 44. Ce dernier
lui apporte alors le soutien militaire de l'Anjou face à son
rival Conan.
Déjà
commanditaire de l'assassinat de Hoël Ier, Conan le Tort, craignant,
à juste titre, l'alliance entre les comtes de 44 et d'Anjou
contre lui, aurait convaincu le médécin de Guérech,
Héroicus, également abbé de l'Abbaye Saint-Sauveur
de Redon d'empoisonner le duc. Guérech meurt comme son frère
prématurément, en 988.
En 990, après
la dispariton du comte Guérech de 44, Conan Ier de Bretagne
tente de mettre la main sur le comté de 44 après
la mort prématurée de son jeune héritier le comte
Alain.
Le nouveau comte
d'Anjou (Foulques Nerra) s'inquiétant des prétentions
de Conan et de son ascension politique, se proclame le défenseur
des intérêts de la maison de 44 et il lui livre combat.
Conan Ier est tué dans la défaite, lors de la seconde
Bataille de Conquereuil le 27 juin 992.
Judicaël
de 44 comte de 44 de 992 à 1004. Soutenu par Foulque
III d'Anjou, prend possession du comté de 44 après
la défaite et la mort de Conan Ier de Bretagne à la
seconde Bataille de Conquereuil. Compte tenu de son jeune âge
le comte d'Anjou le place sous la tutelle de son vassal le vicomte
Aimery III de Thouars qui portera le titre de comte de 44 de 992
à 994. Judicaël meurt prématurément en 1004
assassiné par trahison.
Budic de 44
comte de 44, fils du comte Judicaël de 44, succéda
à son père et régna jusque vers 1010. Budic mit
à profit un pèlerinage de l'évêque de Rennes
en Terre Sainte pour s'emparer des biens épiscopaux et détruire
le château du prélat à 44. De retour de Palestine,
l'évêque demanda l'intervention du comte de Rennes et
Budic dut demander l'assistante du comte Foulque III d'Anjou ce qui
entraîna la perte d'une partie des territoires nantais, notamment
au sud de la Loire.
Dans la lutte
avec la maison de Rennes, la maison de 44 acquiert la suprématie
par l'accession d'Hoël II de Bretagne, comte de 44, au trône
ducal en 1066.
Alain IV Fergent
ou Fergant, duc de Bretagne de 1084 à 1112. En 1084, il nomme
son fidèle frère Mathias à la tête du comté
de 44 et reprendra personnellement le titre à la mort de
celui-ci en 1103. En 1093, Alain IV épouse en seconde noce,
Ermengarde d'Anjou, fille de Foulque IV le Réchin et arrière-petite-fille
de Foulque Nerra.
En 1156, le comté
de 44 est détaché, lors d’une période
de divisions internes de la Bretagne, et annexé à l’Anjou.
En effet, alors que Conan IV est proclamé duc de Bretagne,
les Nantais chassent son oncle Hoël III comte de 44 et choisissent
pour comte le frère cadet d'Henri II, Geoffroy Plantagenêt,
déjà comte du Maine et d'Anjou depuis 1156. Le comté
de 44 sort du duché. À la mort de Geoffroy, en 1158,
Conan croit pouvoir reprendre le pays nantais, mais doit le restituer
à Henri II Plantagenêt qui le conservera en sa main pendant
plus de 30 ans (1156-1189)[5].
Conan IV doit
abdiquer en 1166 et Henri II Plantagenêt est reconnu gardien
du duché par les barons bretons en attendant que son fils Geoffroy
II Plantagenêt, fiancé à la petite-fille de Conan
III, Constance de Bretagne, atteigne la majorité. En tant qu'époux
de Constance, Geoffroy Plantagenêt est proclamé duc de
Bretagne sous le nom de Geoffroy II de Bretagne en 1181, mais il meurt
prématurément suite à des blessures reçues
au cours d'un tournoi organisé le 19 août 1186 à
Paris par le roi de France, Philippe Auguste. De ce premier mariage,
Constance a deux enfants : notamment Arthur, qui lui succèdera.
En 1196, Arthur
fut proclamé duc de Bretagne par les grands barons de Bretagne.
Il fut élevé à la cour de Philippe Auguste, qui
le protègea des convoitises de Richard Cœur de Lion. À
la mort de ce dernier, Arthur, étant le seul fils de Geoffroy
Plantagenêt, frère puîné de Richard Cœur
de Lion, revendiqua l'héritage de "l'empire Plantagenêt"
(Angleterre, Normandie, Anjou, Maine, Poitou, Aquitaine) qui lui fut
raflé par son oncle Jean sans Terre (le plus jeune frère
de Richard) avec le soutien de sa grand-mère, la vieille reine
Aliénor d'Aquitaine. Il devint le chef nominal des barons bretons
qui tendaient à l'indépendance. Vaincu, lui et sa sœur
sont faits prisonniers en 1202 à Mirebeau (près de Loudun)
par Guillaume de Broase, seigneur normand à la solde de Jean
sans Terre. Il meurt en 1203 en prison à Rouen, peut-être
à la demande de son oncle[6]
Les alliances avec le pouvoir central [modifier]
À la mort d'Arthur, Philippe II Auguste, roi de France, prit
le contrôle du duché de Bretagne et obligea Guy de Thouars
mari de Constance de Bretagne, duchesse de Bretagne, veuve de Geoffroy
II Plantagenêt à marier sa fille Alix au capétien
Pierre Mauclerc, afin de rapprocher le duché de Bretagne du
royaume de France. Pierre Mauclerc soutint Philippe Auguste dans son
combat contre l'Angleterre, et combattit avec le fils du roi à
la Roche-aux-Moines en 1214 contre Jean sans Terre.
De retour en Bretagne, il réprima une révolte des barons
bretons. Après la mort d'Alix (1221), il fut régent
du duché au nom de son fils Jean Ier, qui devint majeur en
1237. Jean Ierle Roux épousa Blanche de Navarre. Arthur II,
(1261-1312), duc de Bretagne.
Duchesse AnneQuoique nomadisant de château en forêt, les
ducs de Bretagne séjournèrent très souvent à
44, et plus encore à partir du règne de Pierre II
puis de François II qui en fait sa résidence principale.
On y trouve donc le Château des Ducs de Bretagne, dans lequel
vécut enfant une des plus célèbres figures bretonnes,
la duchesse Anne de Bretagne.
Une partie des
ducs de Bretagne choisirent 44 et ses environs comme lieu de sépulture.
Charles VIII entre
dans la ville en 1491 et celle-ci est unie à la France (comme
le reste de la Bretagne) en 1532.
L'Édit
de 44 y est signé en 1598 par Henri IV.
Nicolas Fouquet
y est arrêté par d'Artagnan sur ordre de Louis XIV le
5 septembre 1661.
Des troubles se
produisent dans la ville pendant la Révolte du papier timbré
survenue en 1675.
Des réfugiés
acadiens chassés d'Acadie après le Grand Dérangement
trouvent refuge dans l'actuel quartier de Chantenay (à Sainte-Anne)
entre 1775 et 1785. Cette vague de réfugiés sera bientôt
suivie, en 1793, par celle des nombreux Vendéens fuyant la
guerre de Vendée.
Au début
du XVIIIe siècle la ville est le premier port français.
Elle fonda sa richesse sur le commerce triangulaire et devint la première
place négrière d'Europe.
Durant les guerres
de Vendée, 44 resta républicaine, malgré
un siège. En effet, pendant la Révolution, les Vendéens,
sous Cathelineau et Charette, entreprirent, le 29 juin 1793, de s'emparer
de 44. Cathelineau y fut mortellement blessé. Charette
sera capturé plus tard et fusillé le 29 mars 1796. Jean-Baptiste
Carrier, représentant de la Convention, procède entre
1793 et 1794 à des exécutions de masse par noyade, qu'il
appelle « mariages républicains » ou « déportation
verticale », en fait, un véritable massacre systématique
basé sur l'opinion politique et la foi.
En 1801, Après
la création des départements qui obligèrent les
diocèses français à s'adapter aux nouvelles limites
territoriales. Le Concordat établit de nouvelles dispositions
entre l'Etat et l'Eglise. Ainsi le hameau de Saint-Jacques (dépendant
de la paroisse de Saint-Sébastien-sur-Loire), blotti autour
de son prieuré, devint une nouvelle paroisse. Celle-ci ainsi
que les îles de la Loire (futur île Beaulieu), dépendantes
de la commune voisine de Saint-Sébastien-sur-Loire furent rattachées
à la commune de 44. En ce début du XIXe siècle,
les limites municipales de la commune de 44 franchissaient la
rive Sud de la Loire en prenant juridiquement possession du châtelet
de Pirmil et du faubourg Saint Jacques.
Monument des 50 otagesDès 1825, c'est à 44 que sont
créés vraisemblablement les transports en commun grâce
à Stanislas Baudry avec ses omnibus remplacés par le
tramway en 1875 de type Mékarski.
En 1908, rattachement
des communes limitrophes de Doulon (à l'est) et de Chantenay
(à l'ouest).
Les bras de la
Loire sont comblés à partir de 1926.
La ville est nommée
par le décret du 11 novembre 1941 Compagnon de la Libération
suite à l'exécution, le 22 octobre 1941, de 48 otages
en représailles à l'assassinat du lieutenant-colonel
Hotz deux jours plus tôt par trois jeunes résistants
communistes. Cet évènement donnera son nom à
l'une des principales voies de 44 : le Cours des 50 otages.
La ville est bombardée
en 1943.
1958 : Abandon
du tramway électrique et démolition du Pont transbordeur
de l'ingénieur Ferdinand Arnodin.
1985 : 44
est la première ville française à se doter d'un
réseau de tramway moderne (qui est aujourd'hui le plus important
de France).
Héraldique et devises de la ville [modifier]
Armoiries de la ville de 44De gueules au vaisseau équipé
d'or, habillé d'hermine, voguant sur une mer de sinople mouvant
de la pointe et ondée d'argent, au chef aussi d'hermine.
Ces armoiries sont connues depuis le XVe siècle. L’hermine
et sa moucheture typique est traditionnellement attribuée à
la Bretagne, dont 44 a été l'une des capitales.
L'écu est timbré d'une couronne comtale et entouré
d'une cordelière.
La Croix de Guerre et la Croix de Compagnon de la Libération
ont été ajoutées au XXe siècle.
Depuis le XIVe
siècle, la devise de la ville était Oculi omnium in
te sperant Domine (« Les yeux de tous se tournent vers toi et
espèrent, Seigneur »). À l'initiative d'un préfet,
une nouvelle devise fut adoptée sous la Restauration : Favet
Neptunus eunti, ce qui se traduit par « Neptune favorise ceux
qui osent » ou encore par « Neptune favorise ceux qui
voyagent » (cf. La France illustrée, 1882, de Malte-Brun).
Cette devise fut approuvée par lettres patentes du roi Louis
XVIII le 3 février 1816.
Cette devise est positionnée au dessus de l'écu, contrairement
à l'usage.
Les couleurs de
la ville sont le blanc et le noir. Ces couleurs sont reprises dans
le logo actuel de la municipalité.
Politique et
administration [modifier]
Maires de 44
[modifier]
Article principal : Liste des maires de 44
L'actuel maire
de 44 est Jean-Marc Ayrault (PS). Élu depuis 1989, son
dernier mandat, commencé en 2001, court jusqu'en 2008.
Quartiers [modifier]
Depuis 1995, la municipalité nantaise a divisé la ville
en onze quartiers possédant chacun un "Comité consultatif"
et des élus référents, ainsi qu'une équipe
de techniciens municipaux. Ces quartiers sont composés de micro-quartiers.
Voici les onze quartiers nantais :
Centre ville (44
1)
Bellevue-Chantenay (44 2)
Dervallières-Zola (44 3)
Hauts-Pavés-Saint-Félix (44 4)
Malakoff-Saint-Donatien (44 5)
Île de 44 (44 6)
Breil-Barberie (44 7)
44 Nord (44 8)
44 Erdre (44 9)
Doulon-Bottière (44 10)
44-Sud (44 11)
Intercommunalité
[modifier]
44 appartient à une communauté urbaine, nommée
44 Métropole, tout comme 23 communes voisines.
Cantons [modifier]
44 est divisée en 11 cantons. Tous sont constitués
exclusivement d'une partie de 44, sauf le 10e canton qui inclut
également la commune de Saint-Sébastien-sur-Loire. Leur
population était en 1999 comprise entre 18 251 (11e canton)
et 35 648 habitants (10e canton).
Pour le détail
de ces cantons, voir l'article Cantons de la Loire-Atlantique.
Région et département [modifier]
44 est la préfecture à la fois du département
de Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire.
44 et la Bretagne [modifier]
La question de l'appartenance administrative de 44 — et
plus généralement de la Loire-Atlantique — à
la région Bretagne est régulièrement l'objet
de débats.
44 fut la
plus grande ville de ce qui fut jadis le pays et la province de Bretagne,
appartenance qui est toujours un élément constitutif
de son identité.
Historiquement,
les liens du pays nantais (Paeï de Nàntt en gallo, Bro
Naoned en breton) et de la Bretagne sont nombreux, au point même
qu'on vit les ducs de Bretagne faire de 44 leur lieu de résidence
principale (au XVesiècle, comme en témoigne aujourd'hui
encore la présence du Château des Ducs de Bretagne au
cœur de la ville et le souvenir du château du Bouffay.
Plusieurs ducs de Bretagne se sont fait inhumer à 44 même
(Alain II Barbetorte, Jean IV, Pierre II, Arthur III, François
II, le cœur d'Anne…) ou dans l'abbaye voisine des Sorinières
(Constance et sa fille Alix de Thouars), marque d'un choix affectif
et politique.
En 1789, la suppression
des anciennes provinces et la création des départements
découpe la Bretagne en cinq départements ; la Loire-Inférieure
(aujourd'hui Loire-Atlantique) est l'un de ces derniers.
En 1848, la Bretagne
est brièvement recomposée par le mandat de commissaire
général de la Bretagne qu'obtient le Nantais Michel
Rocher, avec autorité sur les commissaires généraux
(appellation qui venait de remplacer celle de préfet) des quatre
autres départements bretons.
Au XXe siècle,
les regroupements départementaux successifs (régions
économiques « Clémentel » et régions
touristiques créées en 1919, régions économiques
créées en 1941 par le régime de Vichy, régions
de programme de 1955 transformées ultérieurement en
régions administratives) séparèrent à
chaque fois la Loire-Atlantique des autres départements bretons.
44 est donc toujours à l'heure actuelle administrativement
en région Pays de la Loire (elle en est même la capitale
de région), mais le débat politique persiste : les partisans
d'une telle mesure évoquent des intérêts économiques
et d'administration territoriale, ses détracteurs leur opposent
le plus souvent des arguments culturels et historiques. Il faut pourtant
noter que même si les élus locaux sont plus ou moins
favorables au rattachement de la Loire-Atlantique à la région
administrative Bretagne, ils n'en font pas ou plus une question déterminante,
pour finalement aboutir à une revendication à vocation
très touristique. Par ailleurs, ces aspirations culturelles,
pour justifiées qu'elles soient, n'auraient qu'une portée
que très symbolique, puisque l'axe d'influence tradtitionnel
nord / sud - donc incluant la Bretagne - de la ville a depuis la régionalisation
cédé le pas à une influence est / ouest nettement
plus marquée (voir pour cela l'orientation des axes de transport)
et qui témoigne d'une prise de distance de fait, au moins sur
le plan économique, de la ville d'avec la Bretagne dite «
historique ».
La question linguistique
est également épineuse. Dans l'Est de la Bretagne, appelé
Bretagne Gallèse ou Haute Bretagne, le français et le
parler local issu du français, le gallo, font partie de la
langue d'oïl et eurent toujours plus d'influence que le breton.
Dans les grandes villes de la Bretagne Gallèse, et particulièrement
à 44 et à Rennes, la langue bretonne était
peu présente et essentiellement parlée par les immigrants
venus de Basse-Bretagne comme l'atteste des voyageurs du moyen-âge
ou bien même Jules Verne dans un descriptif du département
de la Loire Atlantique. Dans le quartier de Chantenay, où l'immigration
bretonne et bretonnante fut importante, il y avait une procession
où l'on chantait des cantiques en breton jusqu'aux années
50. Les campagnes du pays nantais ont davantage connu le gallo que
le breton, ce qui d'ailleurs n'a pas été le cas sur
tout le département : Batz-sur-Mer par exemple a été
une enclave bretonnante jusqu'à la deuxième moitié
du XXe siècle. La volonté pour certains de retrouver
des racines historiques et culturelles, les poussent à découvrir
le breton, ou à le faire apprendre à leurs enfants.
Ainsi, l'école Diwan propose depuis 1978 un enseignement entièrement
en breton, et même une école publique (les Marsauderies)
et une école privée (Ste Madeleine) accueillent depuis
1998 les enfants dans un cadre bilingue.
Ces exemples restent
toutefois exceptionnels, et le breton n'est pratiquement pas parlé
à 44 aujourd'hui, ce qui d'ailleurs n'empêche pas
une très large part de sa population de s'intéresser
non seulement à la culture bretonne, mais également
à toutes les autres formes de cultures.
Économie [modifier]
CCI [modifier]
44 héberge le siège de la chambre de commerce et
d'industrie, principal acteur économique de la région
qui regroupe les CCI de 44 et de Saint-Nazaire.
44 est aussi
le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie
des Pays de la Loire.
Port Autonome [modifier]
Article détaillé : Port autonome de 44-Saint-Nazaire.
Paquebot Silver Whisper en escale quai Wilson à 44Le Port
Autonome de 44-Saint-Nazaire (PANSN) est un établissement
public de l'État français. Quatrième port français,
il traite annuellement 34,5 millions de tonnes (chiffre 2006) de marchandises
(dont 77 % d'hydrocarbures). Il occupe sur la ville de 44 les
terminaux de Cheviré (produits forestiers, sucre, engrais,
ferraille) et de Roche-Maurice (céréales, engrais, fonte),
réprésentant 10 % du total de ses trafics. Le quai Wilson,
situé sur l'île de 44, accueille depuis 2002 des
paquebots de croisière. Ses autres sites, en aval de l'estuaire,
se situent à Donges, Montoir-de-Bretagne et Saint-Nazaire.
Enseignement supérieur [modifier]
La ville compte plus de 44 000 étudiants dont plus de 31 000
au sein de l'Université de 44[7].
Audencia, l'école
supérieure de commerce de 44
École Atlantique de Commerce (EAC)
École Brassart
École centrale de 44
École de Design 44 Atlantique (EDNA)
École des mines de 44
École nationale de la marine marchande de 44
École nationale d'ingénieurs des techniques des industries
agro-alimentaires (ENITIAA)
École nationale supérieure d'architecture de 44
(ENSAN)
École nationale vétérinaire de 44
École polytechnique de l'université de 44 (Polytech'44)
École pour l'informatique et les nouvelles technologies (EPITECH)
École régionale des Beaux-Arts de 44
Ecole Supérieure du Bois (ESB)
IDRAC, école supérieure de commerce et de communication
Institut catholique d'arts et métiers (ICAM)
Institut supérieur européen de gestion (ISEG)
Sciencescom, l'école de la communication et des médias
Université de 44
Enacom
École Privée des Sciences Informatiques (EPSI)
Santé
[modifier]
Centre hospitalier universitaire de 44
CHU Hôtel Dieu à 44 Centre
Hôpital Nord Laënnec à Saint-Herblain
Hôpital Saint-Jacques à 44 Sud
Centre Régional de Lutte contre le Cancer René-Gauducheau
à Saint-Herblain
Hôpital Beauséjour à 44 ouest
Polyclinique de l'Atlantique à Saint-Herblain (la plus grande
maternité de France)
Clinique Jules Verne (polyclinique) à 44 Est
Nouvelles cliniques nantaises (polyclinique) à 44 Sud /
Rezé
Transport [modifier]
Transports automobiles
[modifier]
À l’échelon
national [modifier]
44 est un nœud routier et autoroutier important de la façade
atlantique française, sur la route la plus simple depuis la
Bretagne et la Basse-Normandie vers la Vendée et le Poitou.
Elle se trouve sur l'axe de l'Autoroute des Estuaires (des Flandres
au Pays basque).
La présence
de l’estuaire de la Loire oblige les flux routiers à
transiter par le boulevard périphérique de 44 ,
régulièrement encombré aux heures de pointes
le matin et le soir, qui contribue ainsi au développement des
échanges routiers sur la façade atlantique. En effet,
il n’existe pour l'instant aucun pont sur la Loire entre celui
de Saint-Nazaire et celui de Cheviré où transitent plus
de 95 000 voitures chaque jour sur les 2x3 voies du pont. La transition
sur la rocade nantaise pour se rendre du nord-ouest au sud-ouest est
donc quasiment inévitable provoquant une circulation très
dense lors de grands départs en vacances... C'est pour cela
que le projet d'un second franchissement de la Loire entre 44
et Saint Nazaire est envisagé d'ici à 2025. Il supporterait
à terme le deuxième périphérique de 44.
En zone urbaine [modifier]
La ville de 44 s’est investie ces quinze dernières
années dans une politique de réduction du trafic automobile
en centre-ville.
À cette
fin, le périphérique joue également une fonction
importante dans la fluidification des trafics routiers urbains et
péri-urbains. Sa réalisation a culminé par la
construction du pont de Cheviré au-dessus de la Loire, en aval
de 44. De nombreux autres ponts furent également créés
afin de réguler la circulation.
Le boulevard périphérique
de 44 est le plus grand périphérique de France.
Il permet de contourner 44 par le nord et par le sud, il porte
plusieurs noms : au nord, c'est l'autoroute A844, à l'ouest,
la RN844, au sud, les RD145 et RD844, tandis qu'à l'est, c'est
la RN249. Ce fractionnement montre sa construction par étape
à partir des différentes axes principaux rejoignant
44.
La pénétrante
est, constitué de l'autoroute A811, permet de relier l'échangeur
numéro 22 de l'A11 à l'échangeur numéro
42 du périphérique (autre nom du boulevard) plus connu
sous le nom de porte d'Anjou. Elle fut d'abord construite à
2x2 voies entre l'échangeur N°22 de l'A11 et l'échangeur
de la Madeleine avec la RN23 (devenue D723 depuis 2006) et 2x1 voies
entre cet échangeur et la porte d'Anjou. À la fin des
années 1990 cette section fut portée à 2x2 voies.
Elle fut l'unique accès à l'A11 depuis 44 jusqu'à
l'achèvement du prolongement de celle-ci jusqu'au périphérique
Nord en 1993.
Plusieurs autoroutes
radiales permettent d'accéder au périphérique
Nantais : l'autoroute A11 vers Angers et Paris, l'autoroute A83 vers
Niort et Bordeaux, la RN165 (future autoroute A82) vers Quimper et
Brest (travaux de mise aux normes autoroutières par l'élargissement
de la route à 2x3 voies entre 44 et Savenay avant 2x4 voies
sur 1,5 kilomètre avant la bifurcation vers Saint Nazaire)
et la RN137 (future autoroute A84) vers Rennes) et Caen.
Transports en commun [modifier]
Articles détaillés : Histoire des transports en commun
à 44, Tramway de 44, Busway de 44 et Lignes de
bus de 44.
Le tramway de 44 (rames récentes)L'agglomération
nantaise possède un réseau de transports en commun important.
Celui-ci est géré par la Semitan et est constitué
en 2007 de trois lignes de tramway, d'une ligne de Busway et de plus
de 50 lignes de bus.
Le Tramway de
44 est le plus vieux et le plus fréquenté de France[8],
il totalise trois lignes (lignes 1, 2 et 3) sur 38 kilomètres.
La ligne 2 est la ligne de tramway la plus empruntée en France.
Une ligne de Busway (ligne 4) de 7 kilomètres a été
inaugurée le 6 novembre 2006[9]. Une seconde ligne de busway,
la ligne 5, devrait voir le jour dans les prochaines années.
Plus de 50 lignes de bus, dont trois lignes de Chronobus (les lignes
25 ; 32 et 86) et 3 lignes de bus « express » (vers Carquefou,
Couëron et Vertou) sillonnent 44 et son agglomération.
Enfin, 44
possèdent aussi un transport en commun fluvial[10] avec trois
lignes fluviales (les Navibus Loire, Erdre et Passeur) et deux services
de bacs. Ces derniers sont gérés par le conseil général
de la Loire-Atlantique. Ils relient d'une part, Le Pellerin à
Couëron, et d'autre part, Indret à Basse-Indre (toutes
deux sur la commune d'Indre). Ils permettent de traverser la Loire
en aval du pont de Cheviré (sans utiliser celui-ci ni passer
par le centre de 44).
Transports ferroviaires [modifier]
À l’échelon
national [modifier]
Gare sud de 44 Article détaillé : Gare de 44.
44 était historiquement reliée à deux réseaux
ferroviaires nationaux au XIXe siècle : la Compagnie des chemins
de fer d'Orléans, aboutissant à la gare d'Orléans,
remplacée par l'actuelle gare SNCF ; et la Compagnie des chemins
de fer de l'État, aboutissant à la gare de l'État
devenue par la suite gare de marchandises. Les chemins de fer d'Orléans
avaient également ouvert deux autres gares : la gare de la
Bourse, desservant le centre-ville au niveau du quai de la Fosse,
et la gare de Chantenay en périphérie ouest, sur la
ligne de 44 à Saint-Nazaire. La Compagnie de l'État
avait de son côté ouvert la gare de Doulon, en direction
de Brest, de Rennes, de Laval. Notons enfin que le Petit Anjou (ligne
locale vers Angers et Cholet) disposait d'une gare, la gare d'Anjou,
qui jouxtait la gare d'Orléans.
Aujourd'hui, 44
est reliée par le réseau de la SNCF au reste de la France.
La gare de 44 est une station importante des lignes du TGV Atlantique
et récemment des TGV Duplex sur la ligne 44-Paris. Lors
des grands départs en vacances, la gare de 44 est souvent
saturée et frôle l'"asphyxie" . En effet elle
ne peut pas s'agrandir du fait de sa situation géographique
en plein centre de la ville et le projet d'un deuxième niveau
souterrain a été abandonné.
Pour rejoindre
les gares du Croisic, de Vannes et de Rennes, une longue tranchée
couverte passe sous le centre-ville. Ce souterrain est classé
parmi les plus dangereux, néanmoins de nombreux TGV y passent
tous les jours. Il a remplacé vers 1900 une ligne qui longeait
la Loire et désservait la gare de la Bourse, sur les quais.
Une vingtaine
d’allers-retours quotidiens sur Paris sont effectués.
Le trajet Paris-44, sans escale, est réalisé environ
en 2h00. C'est l'une des lignes ferroviaires les plus fréquentées
de France avec plus de 30 millions de voyageurs en 25 ans de service
du TGV sur cette ligne.
Les lignes TGV
desservent notamment entre Paris et 44, les villes du Mans et
d'Angers. Après 44, deux lignes principales se constituent
:
vers l'ouest,
desservant à partir de Savenay, soit la côte nord de
Loire-Atlantique (Saint-Nazaire, Pornichet, La Baule, Le Croisic…),
soit la Région Bretagne (Redon, Vannes, Lorient, Quimper, Brest,
Rennes…) ;
vers le sud, par le Pont de la Vendée, en direction de la Vendée
(desservant La Roche-sur-Yon, Les Sables-d’Olonne…), puis
la Côte Atlantique (La Rochelle, Bordeaux…).
De 44, partent également des lignes secondaires TER vers
Pornic, Challans et Saint-Gilles-Croix-de-Vie (via Sainte-Pazanne).
En zone urbaine et périurbaine [modifier]
Les neuf gares SNCF de l'agglomération nantaise son accesible
avec la tarification des transports urbains TAN, les gares sont; 44,
St Sébastien Pas Enchanté, St Sébastien Frêne
Rond, Vertou, Thouaré, Mauves, Rezé Pt Rousseau, Bouaye,
Chantenay, Basse Indre, St Herblain, Couëron.
Dans la décennie
qui va suivre, la ligne SNCF en direction de Châteaubriant devrait
être rouverte au trafic voyageur[11]. Cet objectif étant
accompagné par le projet l'interconnexion des lignes de tramway
1 & 2 au nord[12], (par le Pont de la Jonelière). Dans
un premier temps un tram-train devrait notamment desservir, à
l'horizon 2009-2010, les gares de La Chapelle-sur-Erdre, Sucé-sur-Erdre,
Nort-sur-Erdre, ainsi que quelques arrêts supplémentaires
spécialement créés pour l'occasion à 44
et La Chapelle-sur-Erdre. Puis, dans les trois ans qui suivront, les
gares d'Abbaretz, d'Issé et de Châteaubriant devraient
être desservies à leur tour. La construction d'un tronçon
vers le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui serai
ainsi greffé à la ligne, est aussi à l'étude.
Article détaillé
: Tram-train 44-Châteaubriant.
Transports aériens
[modifier]
44 possède un aéroport international, l’Aéroport
44 Atlantique, situé au sud-ouest de l’agglomération,
à cheval sur le territoire des communes de Bouguenais et Saint-Aignan-de-Grandlieu.
Entre 1996 et 2006, le trafic de passagers est passé de 1,29
à 2,33 millions de passagers par an[13]. C'est le deuxième
aéroport de province, après Lyon, pour les vols vacances
(vols internationaux non réguliers dits « charter »),
le sixième pour le trafic de passagers et le huitième
pour le fret.
Comme l’axe
des pistes est dirigé vers le centre-ville, il est fréquent
de voir des avions en approche voler très bas au-dessus de
la ville.
En 2008, les travaux
de construction d'un nouvel aéroport, l'Aéroport Grand-Ouest
44-Atlantique, devraient commencer, pour une mise en service prévue
en 2012. Il regrouperait l'ensemble du trafic de Brest à Bordeaux
et viendrait se substituer à l'actuel aéroport. Il serait
implanté à Notre-Dame-des-Landes, dans la région
nantaise et aurait une facilité d'accès, grâce
au prolongement de la 2x2 voies et à la création d'une
nouvelle ligne de transport en commun (Busway, tram-train ou chronobus).
Mais l'ACIPA (Association
Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le
projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes) lutte contre la
construction de cet aéroport qu´elle juge inutile et
pollueur. La construction de cet aéroport n´est pas encore
totalement décidée, seules les études de faisabilités
ont été faites.
Transports maritimes [modifier]
Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
La jeunesse nantaise
[modifier]
Plusieurs milieux différents s'y croisent : les strates aisées
ainsi que la "jeunesse dorée" y ont leurs place (le
Caroussel, le Castel, le Loft, etc.). Ces derniers se reunissent généralement
dans les quartiers chics de la ville (Cours Cambronne - Guist'hau
- Monselet). Les jeunes des quartiers "défavorisés"
se retrouvent lors de soirées organisées, collectives
ou dans certaines boîtes de nuit (pour l'essentiel le Quai West,
le Bliss, ...). Quant aux étudiants sans le sous : soirées
Erasmus, sur les bords de l'Erdre, chez l'un ou l'autre, les bars
de nuit tels que le Lieu Unique (LU, l'ancienne usine), le 15 bis,
le Floride, le remorqueur et autres rads à musique et ambiance...
Patrimoine et culture [modifier]
44 a reçu le label ville d'art et d'histoire grâce
à son patrimoine et sa culture majeure.
Tourisme et patrimoine [modifier]
Cathédrale de 44
Maison des Compagnons du Devoir et son clocher tors.Le patrimoine
de 44 est riche grâce à son histoire. Le château
des Ducs de Bretagne est l'emblème historique de la ville.
Les quartiers historiques possèdent de nombreux lieux et bâtiments
qui permettent de retracer l'histoire de 44.
Château des Ducs de Bretagne [modifier]
Le Château des Ducs de Bretagne est situé sur la rive
droite de la Loire dans le centre-ville de 44. Il était
la résidence principale des ducs de Bretagne du XIIIe au XVe
siècle. C'est une forteresse constituée de sept tours
reliées par des courtines. L'intégralité du chemin
de ronde est ouverte au public. La cour possède plusieurs bâtiments
datant du XVe, XVIe et XVIIIe siècle dont la résidence
ducale construite en pierre de tuffeau. Le monument a connu un grand
chantier de rénovation débuté en 1990 et terminé
en 2007. Il offre un nouveau visage à l'ensemble architectural
du château[14].
Quartiers historiques [modifier]
Les quartiers historiques de 44 possèdent de nombreux monuments
historiques. Le quartier médiéval du Bouffay proche
du château date du XVe siècle. Il regroupe un ensemble
de maisons aux façades à pans de bois, à colombages
et à encorbellements.
Les quartiers
du XVIIIe siècle dont les architectes sont Jean-Baptiste Ceineray
et Mathurin Crucy est le cœur de la ville. On y retrouve plusieurs
places comme la place Graslin avec son théâtre et la
brasserie La Cigale, la Place Royale avec sa fontaine en cours de
restauration et la place Maréchal-Foch. Ces places sont reliées
par de larges rues comme le cours Cambronne ou le cours Saint-Pierre
et Saint André. Ces quartiers regroupent aussi la préfecture
de Département (ancienne Cours des Comptes de Bretagne), le
palais de la Bourse qui abrita l'Office de tourisme puis aujourd'hui
la FNAC et enfin l'île Feydeau (Temple du Goût, Cour Ovale,
rue Kervégan). Enfin, le quai de la Fosse est le témoin
de l'ancien port de 44.
Les quartiers
du XXe siècle présentent aussi quelques monuments importants
comme la maison des Compagnons du Devoir qui possède un très
beau clocher tors, la maison Radieuse Le Corbusier ou Cité
Radieuse de Rezé, la tour Bretagne, l'Immeuble CGA et le Blockhaus
DY10